Marche ou rêve, de paysage en paysages

Ushuaia et terre de feu

Région Magellane

C'est toujours dans ces paysages âpres et pourtant marquants des terres Magellanes que nous poursuivons notre route au Sud. Toujours ces maigres prairies, des arbres décharnés, sculptés par les vents.

Au fils de ces routes ou pistes, nous croisons des gauchos à cheval accompagnés de leurs chiens qui transfèrent leurs troupeaux , des estancias isolées, des petits villages aux maisons en tôles ondulées ou de bois, un "kiosco", une pompe à essence: Les seuls points de ravitaillements et de vie entre les "grandes" villes de la région.

Étape à Punta Arenas, petite ville n'offrant que quelques beaux bâtiments à voir autour de la place centrale. Une plaque nous indique que Charcot est venu ici lors des son expédition vers l'Antarctique à bord du Pourquoi pas. De cette ville, c'est surtout le lever de soleil sur le détroit de Magellan que je retiendrai ainsi que d'avoir chercher mes chaussures éparpillées par les chiens errants autour de notre "camper" pendant la nuit. Et puis aussi une crevaison déchiquetant mon pneu... Un pneu neuf plus tard, nous repartons pour entrer en Terre de Feu via le détroit de Magellan...

 

 

 

 

 

 

 

Au fil de la route, des épaves de bateau à vapeur du XIXeme échoués sur la plage qui font leur dernier combat contre la corrosion.

 

Détroit historique, qu'on traverse en ferry. (Estrecho de Magallanes = Détroit de Magellan)

Terre de Feu

La terre de Feu, un archipel détaché du continent que le Chili et l'Argentine se partage: Nommée ainsi en raison des nombreux feux que l'expédition de Magellan avait vu sur les côtes depuis leurs navires. Les musées du coin, nous apprennent que les Yamanas, indigènes de la région, entretenaient des feux permanents dans ce climat venteux et froid et d'autant plus compréhensible qu'ils vivaient à presque nus.

Passé le détroit, le paysage ne change guère, voir il s'appauvri avec la disparition complète d'arbres. De l'herbe rase et des moutons avec de temps en temps des stations de forage de gaz naturel.

Les forêts de lenga (sorte de hêtres) et montagnes ne reviendront qu'à une centaine de kilomètre d'Ushuaia qui se trouve après le passage d'un petit col.

Ushuaia, justement, ville la plus australe du monde. Ce n'est pas une bourgade vraiment extraordinaire ou charmante. Elle a la particularité d'être la seule ville Argentine située de l'autre coté des Andes. Une cité à flanc de coteaux, coincée entre le canal de Beagle et les montagnes. De mission anglaise au XIX, elle a servi de base navale, de pénitencier... Aujourd'hui c'est un petit port, avec quelques industries favorisées par des conditions fiscales avantageuses et c'est surtout un slogan touristique de "fin del mundo" servi à toute les sauces.  Le cap Horn n'est qu'à une centaine de miles. C'est aussi d'ici que partent les croisières pour l'Antarctique. Le continent de glace n'est qu'à 1000 km (3800US$ pour 11 jours en départ dernière minute, si ça intéresse). Ushuaia n'a d'intérêt que comme prétexte d'être arrivé au bout du bout, du moins par la route. C'est le point de chute de nombreux voyageurs qui comme nous, ont fait de l'Amérique du Sud un objectif de voyage. Il est parfois arrivé qu'au long des routes, on se sente isolés, seuls dans ces grands espaces mais dans les villes, camping et  points de chutes, nous retrouvions camping-car, fourgons aménagés, tandems, cyclotouristes, motards, des voyageurs solitaires sac au dos,  entre copains, ou bien en familles. Allemands, Suisses, Français, Italiens, Anglais, Américains forment le gros du contingents... Certains viennent de Californie en trail 250 cm3, d'autre du Brésil en 4x4, ou bien de Santiago du Chili en vélo. Ils arrivent de Buenos aires puis repartirons jusqu'en Alaska, des projets de 6 mois à plusieurs années. Bref, Ushuaia c'est un point de passage, le symbole de la fin de la route, surtout pour dire "j'y étais".

Malgré la modestie de notre projet, au regard de certains, c'est une étape dans notre périple. 6500 km de piste, routes. Des cols, des torrents, des montagnes des vallées et que des paysages variés, monotones, pittoresques ou spectaculaires mais qui resteront gravés dans notre mémoire.

 Dans le port d'Ushuaia...

 Le canal de Beagle.

Nous retrouvons nos sacs à dos que nous avions laissés pendant ce petit mois au fond du "camper". Retour au hostel, transports en commun mais aussi à plus de rencontres au détriment de la liberté de bouger, de photographier.

Sans transport indépendant, je n'ai pas pu explorer autrement la région qu'avec un tour organisé pour une sortie canoë (Synonyme d'engueulade chez nous) suivi d'une jolie balade de 3 heures dans la forêt de lenga au bord des fjords ou lacs. Nous sommes restés tranquilles dans ce "cul du monde", s'offrant juste un bon petit crabe de Beagle pour assouvir notre gourmandise de voyageurs.

 

 Retour à la frustration photographique du bus lors du passage du col  dans la brume que les rayons de soleil commençaient à percer. Un moment qui offrait tous les ingrédients d'une bonne photo  et que l'on se contentera de garder dans nos têtes.

PS: Pas vu l'usine à shampooing ou Nicolas Hulot. L'arnaque...

A+

 

 


Publié à 21:05, le 12/01/2011, dans Argentine, Ushuaïa
Mots clefs : ushuaiaArgentinechiliTerre de Feu


Translation / Traducción

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

La carte des lieux visités



Rubriques

Argentine
Argentine et Chili
Bolivie
Bresil et Uruguay
Chili
Colombie
Equateur
Indonesie
Itineraire
Lettonie
Nouvelle Zelande
Perou
Preparation au depart

Derniers articles

Voyage, introspection, bilan, c'est la fin.
Les rencontres au fil des jours, l'itinéraire, les livres lus...
La vie c'est comme une boite de chocolat...
Du battant des lames au sommet des montagnes, voir un peu plus, un peu moins

Sites favoris

Mon autre blog
Photos de Voyage depuis 2006
Apprendre la photo
Aventure motarde
Crunch The Globe - Un blog supair

Amis


Newsletter

Saisissez votre adresse email