Marche ou rêve, de paysage en paysages

Un voyage au ralenti et le Jurassic-Tel à Sucre

Quand le physique ne suit pas... Cela a commencé par une petite indigestion pour Sandra à cause  de (grâce à?) laquelle nous sommes restés deux jours de plus que prévus à Tupiza. Ensuite une mauvaise ornière dans un bus de nuit m'a tassé un peu les lombaires. Suffisamment pour que ma démarche ressemble à celle d'un petit vieux tout bloqué ne pouvant trotter à travers les rues, visiter, tourismer. On a donc involontairement ralenti le rythme pour se remettre. D'un autre coté, cela laisse du temps de s'imprégner de l'ambiance, d'observer de la vie Bolivienne qui s'écoule.

***

Notre pied à terre est à Sucre, une grande et très belle ville au riche passé colonial. Comme toute les villes sud américaines, une vaste place se situe en son centre d'où je me poste pour regarder passer les mendiants, les gosses courant après les pigeons, les vendeuses de colifichets avec nattes et chapeau, les costards cravates qui rentrent du boulot, les policiers en uniforme vert olive, les adolescentes désoeuvrées, les mamans qui promènent leur enfants, les touristes en bermuda et appareil photo au cou.

 Scène de vie, plazza de 25 mayo à Sucre.

Cliché du XXI eme siècle: Les adolescentes boliviennes et leur téléphone portable font la moue...

Autres générations autres moeurs.

La place du 25 mayo, un centre névralgique, le point de passage riche de vie qui occupe mes journées de rétablissement. La Bolivie, ici, offre un visage plus moderne, moins modeste que les campagnes et petites villes que nous avons traversés jusque là. On s'offre également un resto français après ces cents jours passés en terre sud américaine. La cuisine Bolivienne est assez peu gastronomique. Soupes, oeufs et poulets reviennent souvent au menu.

L'aisance revenue, je flâne avec plaisir dans les jolies rues blanchies de chaux ornées de balcons ouvragés et de grandes portes en bois rivetées. Je visite les monuments et musée. Quand les portes sont ouvertes on découvre de jolis patios avec généralement une fontaine en son centre.

L'épicerie au coin de la rue... ou plutôt dans la rue.

Le cimetière de la ville vaut le coup d'oeil. La grandiloquence des dernières demeures n'a rien a envier au père Lachaise à Paris. Avec une petite touche exotique en plus, comme ces palmiers qui ornent les allées. Il y a de véritable petit temple en pierre taillée, colonnes grecques, style gothique ou moderne. Marbres et matériaux nobles sont de rigueur alors qu'à quelques quartier de là, les vivants habitent des murs de torchis et toits de tôles... 

 

Le cimetière, sûrement limité dans sa superficie, trouve de l'espace par la superposition des cercueils dans des grands blocs (comme la photo ci-dessus). Chaque emplacement est différent, montrant l'extrême diversité de l'art funéraire. Certains optent pour des portes style four insert ouvragés, d'autre préfèrent la simple grille en fer forgé. Il y en a pour tout les goûts. Le nec plus ultra reste quand même le petit auvent qui garde à l'ombre ces petits autels fleuris.

 

Le samedi et dimanche au cimetière, c'est aussi le gagne-pain d'Adrien. Neuf ou dix ans, la tête rondouillarde et l'oeil malin avec qui je bavarde dans mon espagnol bredouillant.

Son travail: Accéder avec une échelle rustique aux cercueils trop hauts pour les visiteurs qui désirent honorer leurs ancêtres d'un bouquet de fleur.

 

Un job qui lui rapporte entre 15 et 20 bolivianos (1,5€ / 2€) par jour mais seulement le week end car la semaine il est à l'école et cette perspective me rassure. Il n'est pas tous seul à oeuvrer et c'est amusant de voir ces gamins déambuler dans les allées avec des échelles trois fois plus grandes qu'eux.

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 Sucre est aussi renommé pour d'important gisement de fossile de dinosaure découverts dans une carrière voisine. La municipalité a osé le grand écart temporel: La  technologie de télécommunication associée aux dinosaures du jurassique. Bref, j'ai adoré cette cabine téléphonique un brin kitsch et insolite que Sandra a nommé le JURASSIC-TEL.

 

A+

 


Publié à 20:59, le 13/03/2011, dans Bolivie, Sucre
Mots clefs : Scène de vieSucre. Cimetièrebolivieinsolitetelephone


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