Marche ou rêve, de paysage en paysages

Retour au Sud de la Bolivie par le bassin amazonien

La Bolivie comprenait un gros morceau de mon itinéraire sud américain et c'est donc par le bassin amazonien un peu à l'ecart des sentiers battus que je suis retourné au Sud du pays non sans quelques difficultés.

Avant ça, j'ai visité la deuxième attraction principale de Rurrenabaque après la forêt amazonienne, à savoir: La pampa. Ce sont deux eco-systèmes différents qui se complètent offrant chaque fois une immersion dans la nature, propice aux photos animalières.

La pampa couvre un vaste ensemble de marécages, rivières au milieu d'une savane où pullulent une faune abondante. Ce que je n'avais pas prévu lors de cette deuxième sortie, c'est qu'un duo d'invités indésirables viendrait en perturber le déroulement.

Tout commence par trois heures de 4x4 sur une route bien défoncée à travers champs et petits villages isolés qui ne respirent guère la prospérité. La piste s'arrête à un embarcadère d'où je prends une bateau effilé qui m'emmène vers le lodge. En chemin, j'aperçois singes, hérons, aigrettes et même dauphins. Niché au milieu de la végétation, le site est calme d'autant plus que nous sommes deux dans ce complexe pouvant accueillir au moins 25/30 personnes.

Une fois de retour sur l'eau, le guide nous propose de plonger avec les dauphins d'eau douce (sotalies) qu'on attire avec un ballon.

 

J'avais pour le dauphin une certaine sympathie dont il faut maintenant parler au passé. Le guide nous prévient qu'ils viendront nous mordiller les pieds par curiosité. La problème est que la notion de mordiller pour un dauphin de 3 mètre n'est pas forcement celle que j'ai ressenti. Et bien entendu en retirant mon pied un peu sèchement de sa gueule, j'y ai laissé un peu d'épiderme. C'était la leçon, comment se faire bouffer les arpions par un dauphin.

Les terribles dents de la rivière ont marqué le bonhomme...

Nous remontons dans la barque et s'engageons dans un petit bras de la rivière, le guide sort 150g de viande rouge et c'est parti pour la pêche au pirahnas. On sentait bien que le bout de viande était malmené au bout du fil mais la rapidité d'exécution est telle qu'on est resté bredouille. Pour ceux que ça inquiéteraient de se baigner d'une part et de pêcher le pirahnas de l'autre, il faut savoir que ces poissons aiment les eaux stagnantes.La baignade avec les dauphins était dans la rivière principale avec du courant mais ça je l'ai su qu'après. En tout cas j'en suis ressorti indemne malgré le petit kilomètre qui devait séparer les zones.

Reste un grand nombre d'oiseaux à shooter.

 

 

 

 

Au matin du deuxième jour, je ne me sens pas bien, j'avale des anti-biotiques et nous partons en balade. Le temps est gris, bas et finalement pas grand chose à se mettre sous l'objectif hormis une belle colonie de capybara.

Une fois le déjeuner terminé grosse fartigue et pas dans mon assiette. Je vais me coucher et ne plus quitter le lit des deux jours suivants. Fièvre, diarhée et fatigue extrème, je ne suis pas au mieux de ma forme. Au matin du troisiéme jour, j'avale des antibiotiques, paracétamole et malaron. Je ne sais pas si c'est ce mélange, quoiqu'il en fut, une fois atablé à la table du petit dej, j'ai vu comme un voile noir et je n'ai repris conscience qu'en voyant les têtes affolées de la cuistot, la serveuse et du guide qui me relevaient sur ma chaise.

-Ça ne va pas dis-je!

-Je vais me recoucher

Je ne fais pas cinq pas que je m'écroule à nouveau. Même pas eu le temps de voir le voile noir cette fois. Redressé à nouveau par l'équipe, j'atteins ma chambre. Heureusement le personnel me choye. Le retour fut laborieux et direction le toubib où la prise de sang confirme le duo de choc: dengue et salmonelle en même temps.

Deux jours après, les médoc m'ont requinqué et je loue une petite 125 pour rayonner dans les alentours.

Le paysage est plat sans attrait partculier. Je croise zébus et chevaux faméliques sous la végétation tropicale, les maisons restent pour la plus part traditionnelles avec murs en planche et toit de chaume. Bref, une petite balade au soleil traquille.

 

***

Direction Trinidad plus à l'Est. La circulation étant impossible à cause des routes inondées, c'est en petit avion 20 places que je rejoins cette ville. Ça fait toujours un peu peur ces petits coucous mais tout se passe bien.

Dans ces basses terres du bassin amazonien, la moto est reine. Tout le monde circule dans les rues, la moto est ici un transport familial où il n'est pas rare de se retrouver à 4 sur la bécane, les enfants en bas age dans les bras de la mère. Pour le casque, même la police n'en porte pas, faut dire que les vitesses sont guères excessives.

Le but de m'enfoncer toujours plus à l'Est était de prendre un bateau de marchandise pour descendre pendant 4/5 jours une rivière en direction de Santa Cruz (par puerto Villaroel). Cette descente de rivière mystique et solitaire dans une jungle inviolée (dixit mon guide) n'a pas pu se faire. Je suis allé à Puerto Varator et Puerto Almacén et renseignements pris auprès de la capitainerie du fleuve. Pas de bateaux de prévus jusqu'au lendemain. Ils me disent que les bateaux dans cette direction sont plutôt rares. J'aurais plus de chance en remontant au Nord. Comme ce n'est pas vraiment dans mes plans, que la saison des pluie qui devrait diminuer continue ses petites averses trois quatre fois par jour et que la ville de Trinidad n'a pas l'heure de me plaire. J'abandonne l'idée, dégustant juste au passage un délicieux plat de poisson dans un boui-boui du port afin de ne pas être venu pour rien.

Direction le terminal de bus et surprise, pas de bus car les routes sont bloquées suite à des  manifestations. Bon, c'est difficile de voyager comme on le souhaite dans cette région, je regrimpe sur la moto taxi et cette fois vers l'aéroport. Je n'ai pas vu grand chose de la traversée de la ville vu que je l'ai passée la tête sous le ciré du chauffeur pour se protéger d'une petite averse, ce sont les joies de la saison...

J'entre dans l'aérogare et là je me fais rabattre par un mec en baudrier fluo. Il me dit que le premier vol pour Santa Cruz part dans 5 heures mais je peux prendre un autre vol dans une demi-heure au même prix. Bon, c'est louche, surtout qu'il me fait sortir du hall de l'aéroport pour aller 300 métres à coté dans une annexe (aérodrome?). Là un type m'inscrit sur une liste, je paye 700 Bolvianos (70€). Pas de billet, pas de pesée de bagage et un bref contrôle de police qui jette un coup d'oeil sur mon mon passeport et je me retrouve sur le tarmac devant un petit CESNA de 8 places. C'est la première fois que je prend un vol sans connaitre le nom de la compagnie aérienne. Cela doit être un vol privé ouvert à quelques passagers extérieurs pour amortir les frais. La composition de l'avion: Pilote et copilote, un couple de cinquantenaire bolivien plutôt aisé, un homme sans age, une joli bombe latine décolorée en blonde avec son gamin dans les bras (style femme de trafiquant de drogue si vous voyiez le genre) et la petite bonne indigène d'une quinzaine d'année qui  panique avec des gestes incontrôlés à chaque secousse de l'avion. On complète l'avion, une dizaine de sac et glacière contenant je ne sais quelles marchandises...

Les secousses, justement elles se font bien sentir avec le grand vent qui balaye notre arrivée sur Santa Cruz mais atterrissage sans encombre malgré quelques frissons. Je récupère mon sac à dos du coffre et sort prendre un taxi. J'aime parfois la simplicité de la Bolivie qui reste fidèle à son slogan: Tout est possible mais rien n'est sûr...

Santa Cruz est bien plus agréable que Trinidad, les rues plus propres, des constructions mieux tenues. Les voitures ont remplacé les motos et la circulation anarchique. On sent que la ville est riche. Pétrole, agriculture et drogue me dit le taxi qui me conduit au centre ville. Il n'y a pas grand chose à faire à Santa Cruz et l'expédition que je voulais planifier pour un des parc les mieux sauvegardé d'Amérique du Sud tombe encore à l'eau. Les sorties pour le parc Noel Kemf Mercado ne commencent  qu'à partir de mai. Je me reporte donc sur Samaipata un petit village perché à 1650m et proche d'Amboro un autre parc sur les contreforts des andes. Riche de plus 500 espèce d'oiseaux (plus que toute l'Europe dans un seul parc) c'est avec Mickael Blendinger, un biologiste allemand que j'ai randonné dans le parc et fait un riche safari oiseau.

Vue dans les forêts de nuages.

 

 Et aussi quelques piafs

 

 

Facile pour ce toucan qui était apprivoisé dans mon hostel à Santa Cruz.

 

Autre attraction de Samaipata, el fuerte, une colline avec énorme roche sculptée de motifs inconnus et mystérieux par des civilisations pré-hispaniques. 

On ne sait pas grand chose de ce site rituel et administratif mais il offre une belle ballade de deux heures dans le paysages en relief de la région avant de rejoindre Tarija.

 

A+

 


Publié à 20:52, le 17/04/2011, dans Bolivie, Rurrenabaque
Mots clefs : samaipataparc amborobalade en motoboliviepampatransportAmazonieoiseauxavion


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