Marche ou rêve, de paysage en paysages

Montevideo, hôtellerie et hors des sentiers battus

Montevideo

Dès les premiers pas, Montevideo nous a plu. Des ressemblances avec ce qu'on connaît de Buenos Aires mais en moins dense, moins chargé, plus relax. Des bâtiments un peu moins hauts rendent les rues plus agréables, moins oppressantes. Une ville à dimension humaine, suffisamment grande pour générer du mouvement et pas de trop pour qu'on puisse l'appréhender (enfin, restons modeste on y est rester qu'une journée et demie)

De très belles architectures agrémentent la ballade, des petits échoppes, des moments de vie captés dans les rues. Comme en Argentine, la viande de boeuf est la spécialité du pays. On s'offre une parilla un mix grill au feu de bois que nous n' arrivons pas à finir...

La classique photo de l'échoppe des fruits et légumes

Un regard capté au coin d'une rue

Quelques petites particularités d'ici c'est la thermos sous le bras et la coupe de maté que les passants arborent fréquemment  et pour toute les couches de la société.

De même qu'il est surprenant de croiser le ramassage des poubelles en charrette à cheval qui se mêlent à la circulation urbaine motorisée.

***

L'hôtel

Un petit mot sur notre hôtel... Comme nous ne réservons rien, il arrive que les "hospedaje" citées dans notre guide soient complètes. Alors, on prend le premier truc pas cher qui vient. Vu qu'on reste pas longtemps, on ne se prend pas la tête à chercher des heures avec nos sacs à dos sous la chaleur.

Là, on est tombé sur le summum... Pourtant sous un aspect grisâtre, l'extérieur paraissait sympa avec une belle façade, des colonnades, un petit balcon sculpté. Une belle maison bourgeoise. Des escaliers en marbre montent au premier étage. Déjà, un petit indice au rez de chaussée: l'ascenseur sert de remise...

Bon, c'est craignos, on voit bien que c'est pas fameux au premier coup d'oeil mais pour une nuit, ça ne coûte qu'une dizaine d'euro... La matinée est bien avancée, on se laisse aller au "ça ira bien".

Un fois installé, c'est une grande pièce haute de plafond, lui même ouvragé avec rosace, corniche qui impressionne. Petit détail, la rosace est coupée par une cloison rapportée après. Ensuite, sommiers effondrés, matelas en mousse, les chiottes qui fuient, fenêtre qui ne ferme pas, chaises dépareillées (d'ailleurs celle en bois s'effondrera sous mon poids), porte de salle de bain en décomposition, meuble d'âge indéfini (je dirais période pré-IKEA de médiocre qualité). Si on ne devait retenir qu'une chose et qui résume tout: C'est le tapis de sol de voiture en caoutchouc installé au seuil de la salle de bain.

***

 

Sortir des sentiers battus

Sortir des sentiers battus n'est en général pas très compliqué. Il faut juste s'éloigner des endroits dédiés aux touristes. Il n'y a en général pas grand chose à voir si ce n'est des bonnes ou des mauvaises rencontres.

Dans mon cas, je suis allé où les touristes vont rarement: Chez le dentiste. J'avais pourtant fait un check up avant le départ mais depuis deux semaines, un molaire du fond me lance. La douleur est supportable et fluctue. J'ai laissé faire, croyant naïvement à une guérison spontanée mais là, il faut profiter des commodités de la modernité avant de s'enfoncer en Patagonie avec ce soucis.

Contrairement à l'hôtel, l'aspect extérieur ainsi que la pancarte ne me rassure pas... Tout est vieux, passé d'âge, une moquette couleur marronnasse des années 80 dans le hall d'accueil. Tout pour se mettre en confiance.

Ici pas d'hôtesse d'accueil, on prend contact direct avec la dentiste, une femme d'une cinquantaine d'année. Vu mon espagnol balbutiant, elle parle Anglais ouf et aussi quelques mots de français. Allez savoir, le fait que ce soit une femme âgée me rassure un peu. Je patiente, il n'y a que moi dans ce qui sert de salle d'attente (le palier en haut des escaliers)

Les équipements ne sont pas du dernier cri comme mon dentiste à la Réunion, ça me rappelle le matériel quand j'y allais gamin (c'est fou comme ce genre de détails vous reviennent dans ces moments là). Par contre, le blanc des crachoirs et tout les supports de matériel sont maculés de tâches maronnasses encore (à croire qu'ils aiment cette couleur). Résines ou crasse? Je n'ai pas tenté de gratter avec mon ongle pour vérifier. Je me suis contenté de me persuader que c'était de la résine.

Après une première auscultation, suit l'anesthésie. Dans les normes, aiguille fine, sans douleurs. Ensuite attente... Elle manipule (prépare?) des outils dans mon dos. J'ai le temps de regarder ses diplômes de l'université et de la  República Oriental del Uruguay, les seuls mots écrits assez gros visible depuis le fauteuil. On se rassure comme on peut.

Incision, charcutage, roulette, je crache des morceaux de gencive sanguinolents... (Tient, il reste  des dents dans le filtre du crachoir... Amusant!).  Bingo. C'est une putain de dent de sagesse. les douleurs sont dues à l'inflammation de ma molaire. Un truc qui arrive à peine une semaine après mon départ (j'ai ressenti les premières douleurs vers la fin novembre à Colonia Carlos Pellegrini). C'est la misère...

Pour payer (environ 17€), elle sort de sa poche une grosse liasse de billet et me rend ma monnaie, ouais, c'est comme ça ici au pays des gauchos. Pas de carte de sécu, bancaire mais du cash dans la poche de la blouse.

D'après ce que je comprend du Dr Gloria Tompone, cela nécessiterait encore deux interventions, elle laisse un mot pour le prochain dentiste que je trouverai sur la route... A savoir si j'irai...

A +

  


Publié à 22:39, le 10/12/2010, dans Bresil et Uruguay, Montevideo
Mots clefs : hôtel pourriMontevideoUruguaydentiste


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