Marche ou rêve, de paysage en paysages

De capitale en capitale

La Paz

Un quartier sentant un mélange d'épice, d'urine, de pollution et d'eau croupie. Retour à La Paz entre la rue Illampu et le coin de l'électronique Eloy salmon que je commence à bien connaître. On me reconnaît  dans les boutiques photo de même que dans l'hôtel vieillot où je loge pour 4 euro, déjeuner compris. Ici le touriste se mêle aux zones populaires: Rues en pente ou les vieux bus Dodge peinent en montée dans un savoureux mélange de gaz d'échappement, les trottoirs sont occupés des toutes les marchandises possibles et inimaginables. Ici la grande distribution n'a pas droit de cité.

 

Chaque rue a sa spécialité ou corporation et les vendeuses au chapeau melon attendent le client derrière leur étal de fruits, légumes, de grands sacs de riz, de pâtes, de patates, de matériel électrique, électronique, des vélos jusqu'aux échoppes d'ingrédients de sorcelleries et rebouteux.

 

Ici, on ne s'occupe guère de la chaîne du froid car au petit matin c'est directement du coffre des taxis que l'on amène d'énormes quartiers de boeufs qui transitent à travers les rues à dos d'homme. Un fois découpée, la viande alimentera les étals des bouchers. Pour les plus modernes, il y a une boutique avec un ensemble réfrigéré, vitré mais ce qui choque ce sont les ventes directes sur le trottoir. Les morceaux de viande sont disposés sur une bâche plastique à l'hygiène incertaine au ras des pots d'échappement.

C'est dans ce quartier que j'ai mangé pour le moins cher de mon voyage. Salade, soupe, plat de résistance et verre de limonade pour 9 bolivianos (0.9 cent d'€). Ce coût est parfois à corriger avec le prix des médicaments qu'ils faut avaler le lendemain. Ce n'est pas obligatoire et le résultat relève de la loterie. Ça passe ou ça coule.

***

Négotiation difficile pour mon matériel photo. Bien que le vendeur m'ait assuré qu'il était garanti (garantie Canon Internationale), j'ai bien fait de revenir car au lieu de l'échanger il essaye de le faire réparer mais sans succès. Comme il n'a pas le modèle équivalent et que je le presse, j'échange avec un ultra grand angle Sigma (10-20mm) et il me rembourse la différence. Par chance, le magasin d'à coté, possède le zoom que je recherche. (il ne l'avait pas il y a 1 mois)

Me voila à peu près équipé comme au départ. J'espère cette fois ne pas avoir à revenir sur La Paz.  Seule la vitre de l'écran est encore à changer mais on verra ça à Lima.

Les blocages de Puno sont sur le point de reprendre, les 24h de bus qui m'attendent ne m'enchantent guère et c'est donc en avion que je rejoins Lima. Je commence maintenant à compter le temps qu'il me reste en Amérique du Sud. Le Nord du Pérou, l'Equateur et la Colombie sont encore à découvrir et plus que deux mois et demi. 

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Lima

Avant de continuer plus en avant mon voyage, je souhaite régler définitivement mon problème d'écran arrière de mon appareil photo. Il n'y a que la vitre fêlée mais j'ai peur d'abimer les pixels de l'écran qui par chance n'ont pas été touchés. Direction l'importateur Canon au Pérou.

Quartier d'affaire de San Isidro. Après 7 mois de voyage, cela fait bizarre de se retrouver dans une atmosphère de travail. Des grandes tours, grandes artères, magasins d'auto rutilants, les sigles des grands groupes internationaux un peu partout sur les immeubles, sur les larges trottoirs s'affairent les femmes en tailleur téléphone portable à l'oreille, les costards cravates et leurs attaché-caisses, les livreurs de bonbonnes d'eau, les coursiers DHL. C'est pas autant agité que la Défense mais l'ambiance est la même en moins dense sans doute. Quelques petites différences toutefois, les cireurs de chaussures qui attendent au pied des tours en lisant le journal et beaucoup plus de gardiens en tout genre devant les entrées, les parkings. Je fais un peu tache dans le paysage avec mon pantalon en toile avec poches latérales, sac à dos et chaussures de rando.

J'en profite pour manger dans un petit resto traditionnel où les employés de bureau descendus de leur tour font leur cantine. Improbable à Paris, ici cela existe encore. La patronne fait le service, la tête grisonnante, embonpoint bien porté elle règne en maître sur les 8 tables disposées dans un 6mx6m. Pas vraiment de menu, juste une demi-feuille photocopiée ou l'on coche ce que l'on souhaite. Ici pas de traduction pour le gringo et l'écriture manuelle ne me facilite pas le choix. J'opte pour ce que j'arrive le moins à déchiffrer (les U et les N se confondent). Ça sera la surprise, pour 9 soles (un peu plus de 2 euro).

Alors le "huaucáua" en entrée correspond à des pommes de terres avec une sauce jaune légèrement relevée tandis que le "cargua hellena" s'avère être du poivron farci et du riz. Le tout s'accompagne d'un verre de jus de poire naturel. A la table d'à coté l'ambiance est bonne, ça raconte des histoires, ça rigole. Ce regard distancié sur le monde du travail à la pause déjeuner me va bien.

En attendant la réparation de mon appareil, je traîne dans le quartier, regarde un chantier de bâtiment en construction. Il y aurait mille et une anecdotes à développer mais je crois que cela n'intéresserait que les professionnels du BTP. Les conditions de sécurité ne sont pas aussi dramatiques qu'en Bolivie. Les méthodes de travail sont différentes mais correctes.

Milieu d'après midi, mon appareil est prêt et aussi rutilant qu'à l'achat. Merci à Gustavo le gars du service clientèle qui s'est démené comme un beau diable pour me faire faire ça en moins de trois heures. L'info intéressera sûrement moins de 0.0001% des lecteurs de ce blog mais si vous avez un problème d'appareil photo Canon à Lima, allez chez Datacont quartier San Isidro. Un super service.

Le voyage ne comporte pas que des visites de ville, des treks, des montagnes, des photos. Il y a parfois ces moments moins intenses, des escales techniques, des ambiances différentes. C'était l'objet de cet article.

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Lima colonial

Un petit tour dans le centre colonial de Lima. De beaux ensembles et belles églises avec une teinte jaune qui domine autour de la plaza des armas. Les avertissements de mon guide et des taxis me rendent frileux, voir paranoïaque. Je vois en chaque jeune un peu désoeuvré, pas propre sur lui un voleur potentiel, je me sens cible chaque fois que l'on regarde mon appareil photo que j'ai en main. Mon budget "coup dur" a été grillé par le rachat du matériel photo, je flippe un peu. Bref, je ne fais pas long feu ici.

Quelques clichés tout de même.

 

Je loge à miraflores, le quartier huppé et sécurisé. Pas grand chose de différent des quartiers modernes européens. Je tente quelques portraits de la rue péruvienne...

 

Les grandes villes ce n'est pas trop mon truc. Vite direction la montagne.

A+

 

 

 

 


Publié à 19:49, le 10/06/2011, dans Perou, Lima
Mots clefs : san isidroPerouAPPAREIL PHOTOlimacanonambianceLa pazréparation


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