Marche ou rêve, de paysage en paysages

La Paz, la ville rose? - Séquence frisson à Coroico

La Paz est une "ville rose" comme Toulouse. Les habitations qui tapissent de manière impressionnante les flancs des montagnes ont cette même couleur brique. C'est en fait l'absence de peintures ou crépis qui laissent cette teinte dominante. La comparaison s'arrête là. Ce n'est pas une ville où j'ai particulièrement accroché selon l'expression. Perchée entre 3500 et 4000m, ça grimpe tout le temps les balades essouflent vite le bonhomme. Sale, bruyante, turbulente. On a l'impression que la nonchalance Bolivienne des campagnes c'est ici muée en un concert de klaxon intempestifs. Les rues des quartiers où je loge sont étroites, les trottoirs encombrés, occupés par les marchandes vendant fruits, légumes viandes à hauteur de pots d'échappements. Il y a bien le marché de la sorcellerie avec ces magasins arborants foetus de lama et mille petites fioles pour épater le péquin. C'est typique mais pas très agréable en fait.

 Arrivée du Nord de la ville depuis la fenêtre du bus.

Les sommets d'Illimani surplombent la ville.

 

Les zèbres s'occupent de la circulation. Et même si vous pensez que le mal d'altitude m'en a mis un coup sur le carafon, c'est pourtant vrai.

 

La Paz était juste un arrêt pour réserver quelques futurs treks plus poussés, ensuite direction le vert de la campagne: Coroico.

 

***

Coroico, c'était le point de chute du trek d'el Choro une semaine plus tôt,  mais cette fois c'est par la fameuse route de la mort et en VTT que j'ai regagné ce gros village au climat tropical niché face aux montagnes.

La route de la mort, un argument publicitaire? Presque... En 1995, cette route avait officiellement été classée "route la plus périlleuse du monde" par L'inter-american Developement Bank. Je cite mon guide LP de 2004 "Vu le nombre d'accidents mortels, ce palmarès sinistre n'est pas usurpé. Un bon nombre de voyageur nous reproche d'exagérer les dangers. Or en moyenne, 26 véhicules basculent chaque année dans le vide."

Mais, ça c'était avant, avant l'ouverture d'une nouvelle voie d'accès large et moderne qui a repris tout le trafic. Je l'avais prise en 1998 et effectivement, 3,2m au plus étroit les camions ne pouvaient se croiser qu'en des élargissements espacés tout les 200/300m. Parfois 5 ou 6 véhicules manoeuvraient en marche arrière sur cette piste sinueuse à l'aplomb de quelques 1000m de vide. En virage, les roues arrières des camions passaient à moins de 50 cm du bord...

Aujourd'hui, ce n'est que le business des descentes en VTT qui emprunte quotidiennement cette vertigineuse descente de 3500m. D'abord par la route principale et bitumée, puis par la piste. Comme le trek d'el Choro, on part des neiges pour arriver sous la végétation tropicale mais en trois heures cette fois.

Autoportrait sur la vallée.

Passage du col de la Cumbre qui culmine à 4700m, on est dans nuages...

 

En fin de compte, la piste est large pour un vélo et en gardant une vitesse modérée c'est agréable. De toute manière rien ne sert de descendre comme un fondu, d'une part toute sortie de piste est définitive et autant profiter un peu du paysage que de la jouer trajectoire tendue et freinage limite.

 

Surtout que la nature est belle...

On passe sous les cascades, à la manière du pisse en l'air de la Réunion.

 

Ambiance fantomatique dans le brouillard...

Parfois, le danger n'est pas où on le soupçonne. Je n'aurais pas aimé être à la place de mes collègues d'un jour et devoir rentrer à La Paz avec ces deux pneus avants qui équipent le minibus.

 

 

De fortes pluies de la veille ont tout de même barré la route...

Mais ce n'est pas un glissement de terrain qui allait nous arrêter.

 

Dernier repos et pause photo avant l'arrivée...

 

Cocorico arrivée à Coroico (elle était facile). On déjeune dans un très bel hôtel avec une vue sur les montagnes. Ce sera mon point de chute pour commencer à m'acclimater à la chaleur avant de continuer plus à l'Est direction le bassin amazonien.

Et effectivement ça vaut le coup de rester dans ce petit écrin tropical avec une telle vue. Sans oublier, les petits piafs chantants, la piscine...

 

 

Coroico, propose une attraction que je n'avais pas testée encore. Le flying fox ou en français la tyrolienne. 1555 m de câble qui permet de traverser 3 fois la vallée suspendu à une roulette à la vitesse de 70/80 km/h. Ce qui m'a fait un peu monter le taux d'adrénaline, c'est que je ne comprenais pas tout les systèmes de frein que le guide essayait de m'expliquer en espagnol. Et donc, le premier tronçon est un peu flippant pour ça. Une fois l'appréhension passée, on profite du panorama vue du haut.

Le but: Rejoindre le "truc blanc" dans la colline en face en suivant le câble...

 

C'est court, fun et je dirais à faire une fois dans sa vie.

 

Beau soleil l'après-midi, retour à l'hôtel pour piquer une tête dans la piscine et lire un superbe roman allongé dans un hamac. Elle est pas belle la vie!

 

A+


Publié à 20:10, le 27/03/2011, dans Bolivie, La Paz
Mots clefs : Coroicodescente VTTbolivieflying foxLa paz


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