Marche ou rêve, de paysage en paysages

Iquique! Hourra!

Coincé entre Pacifique et les Andes, le désert d'Atacama est le désert le plus aride du monde. Et c'est par cet environement hostile que je remets le cap au Sud pour arriver sur Iquique. La route traverse une nudité propre au désert et seuls les passages dans les fonds des vallées irriguées  par les rivières descendant des Andes, donnent un peu de verdure à ce monde minéral. C'est l'hiver mais il ne fait pas froid, une légère brume venue de l'océan couvre les paysages.

Iquique est un ville portuaire avec un coté propret vieille ville, bord de plage et surfeurs mais aussi un coté plus populeux et  crasseux dans le centre près du marché où je résidais pour pas cher.  Il faut le savoir, il se balade des loulous pas très nets dans le quartier,  de ceux qu'on n'aimerait pas avoir pour beau-frère. Pour compléter l'ambiance, des bars à entraîneuses et des salles de boxe "pour s'en sortir". Bref, ça change des back packers réservés aux gringos, un vrai port à la Amsterdam de Brel. Le bord de mer est pas mal squatté par les clochards aussi.  Les communes ont beau travailler un urbanisme léché, la pauvreté refait surface. Un drôle de contraste. Du beau et du moins bien. Il n'empêche que c'est dans le marché couvert que j'ai mangé  un des plus délicieux repas de poisson pour à peine 2 euro bière comprise. Assis sur des bars, on déguste sa "soupa marisco" devant le boucher qui  en face coupe son 1/4 de boeuf. Directement servi dans les étals d'à coté, on est  sûr de la fraîcheur. (C'est chez El papi si ça tente quelques futurs voyageurs dans le coin). Peu riche en architecture et monuments imposants  ce sont les façades colorées de la vieille ville et le bord de mer qui m'ont inspirés ce patchwork photo.

 

 

 

Le port d'Iquique a des avantages fiscaux et le commerce est bien présent avec l'existence d'une zone franche où  Je pensais compléter l'achat d'objectifs photo mais il faut savoir que ce n'est pas bon marché du tout, ça sera pour plus tard.

En tout cas, je termine ma première soirée ici et quelques bières  en compagnie de deux Chinois taiwanais venus ici pour le buisness.

 

La ville est née de l'exploitation du guano et plus tard du salpêtre récupéré dans le désert et employé comme engrais dans l'agriculture. Cette dernière exploitation a fait surgir dans ce milieu hostile des usines, des villes minières d'une grande prospérité jusqu'aux années 60 avant le remplacement par les engrais de synthèses.

L' ancienne ville et usine abandonnée de Humberstone sont inscrites à l'Unesco et font l'objet de tours culturels. Participant à un de ces tours composés exclusivement de sympathique Chiliens, j'ai pu faire progresser mon espagnol tout du moins me forcer à le parler... Enfin, les Chiliens s'expriment t'ils encore en espagnol tant ils le parlent vite et mal? Il importe peu, ils sont ouverts et rentrent vite en contact avec le seul "extranjeros frances" du groupe.

Inspiration en noir et blanc pour ces vestiges industriels...

 

Usine de santa Laura.

Il ressort de ces vestiges industriels, un sentiment de pionnier, de conquête de ces milliers d'hommes venus du Perou, Chili et Bolivie pour travailler dans un désert le plus aride du globe. Regarder ces vieilles photos noir et blanc d'ouvriers posant à leur poste de travail me donne toujours une émotion. Quelle était leur vie, leur travail, leur envie, besoin... Mettre leurs pas dans ce qui a été leur lieu de vie et de travail me rend toujours humble quand je compare ma vie à la leur.

Surpris car toute les structures primaires et secondaires sont en bois, juste couvertes de tôles ondulées.

 

 Réservoir à sec...

 Bâtiment des concasseurs

 Vielles mécaniques des moteurs de génératrices d'électricité

 

Rue de la ville morte de Humberstone... 

 Les bancs de l'école.

 ***

Sous une chaleur de plomb pour nous faire goûter du désert, la suite du tour nous montre un aperçu des pétroglyphes précolombiens sur les flancs des monts Pintados. Pas convaincu ni impressionné par le site ni par la suite dans l'oasis de Pica et ces célèbres citrons pour le pisco sour...

 ***

L'autre activité un peu moins culturelle cette fois, c'est le parapente où toute la côte pacifique de la région offre les conditions optimales. J'avais déjà fait des vols tandem à la Réunion, ici je trouve que ça secoue un peu plus. 30 minutes à planer sur la ville embrumée et sa dune de sable, histoire de rêver d'être un oiseau.

 

 

 A+

 


Publié à 20:00, le 9/05/2011, dans Chili, Iquique
Mots clefs : exploitation du salpêtrehumberstoneIquiquedésert d'Atacamachiliparapente


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