Marche ou rêve, de paysage en paysages

De Cusco capitale inca au Machu Picchu

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C'est vrai que la maîtrise inca pour la taille de pierre est indéniable, cependant mettre autant en exergue le passé inca, c'est oublier un peu vite les magnifiques constructions coloniales espagnoles qui se sont substituées, associées aux anciens murs antiques.

L'ensemble architectural de la ville est magnifique. Des places entourées d'arches aux balcons ouvragés s'accrochant au murs, je ne me lasse pas de me promener dans ces vielles pierres et petites ruelles pavées.

 

 

Ces ballades citadines seraient encore plus agréables si je n'avais pas à dire NO GRACIAS tous les dix pas. En effet, si les Boliviens étaient assez froids au premier abord, les Péruviens sont plus décontractés, ouverts si bien que les vendeurs/vendeuses ambulantes n'arrêtent pas de vous proposer colifichets, bonnets péruviens, gants, ponchos et autres peintures en tout genre. Et aussi des massages, incas eux aussi (?).

Ne voyons pas que le mauvais coté des choses mais j'étais passé à Cusco en 1998, la ville était déjà fortement touristifiée mais il y avait encore quelque chose d'artisanal, de familial dans la tenue des hostels et boutiques.

En 2011, on peut dire que cela s'est industrialisé. Magasins de luxes et de marques, resto chics (ce qui n'est pas pour me déplaire) sont légions. Un Pérou au tourisme moderne qui a rejeté à la périphérie du centre colonial les quelques petits restos populaires où on se refaisait faire la flore intestinale pour quelques soles à peine. C'est d'aussi loin que je me souvienne plus propre, plus net au détriment d'une certaine vérité. Le tourisme de masse a pris le pas sur une certaine authenticité. On ne peut pas tout avoir.

La fameuse taille de pierre inca

 

 

Des danses folkloriques croisées en balade.

 Prétexte à portraits.

 

En tant que simili-aventurier, je me dois de tenter toutes sortes d'expériences pendant ce voyage, même les plus dangereuses comme de participer à un "city-tour". Effectivement, on visite de beaux sites incas et coloniaux dans un attroupement et un rythme qui font perdre toute magie aux lieux. Je m'attendais plus ou moins à ça, il est bon parfois d'expérimenter ce que l'on aime pas à priori. Je pense être vacciné pour le restant de mes jours.

De ces aventures en milieux touristiques hostiles c'est le site de  Saqsaywamán le plus impressionant.

Un ensemble de murs de pierres gigantesques (la plus grosse pèse 120T) sur trois niveaux, disposé en forme d'éclair sur une longueur de 300m environ. On ignore la signification mais là-encore la prouesse technique des ingénieurs Incas est indéniable. Les pierres même énormes sont taillées au plus fin...

***

L'attrait principal de la région de Cusco est bien entendu le Machu Picchu. Encore un souvenir magique vécu 13 ans plus tôt et que j'avais peur d'abîmer, c'est pourquoi j'ai opté pour une randonnée de 5 jours pour atteindre ce site  afin d'avoir une approche différente. Un groupe sympathique et dynamique composé d'anglo-saxons à l'exception de Sanita une lettonne et moi. Bref, j'ai affuté mon oreille aux accents Américains, Australiens, Anglais, Canadiens, Sud Africains. Seuls non anglophones de naissance, on discute souvent avec Sanita. Elle a connu toute jeune la vie de l'autre coté du rideau de fer. Ses grand-parents déportés en Sibérie et heureusement revenus vivant après la déstalinisation. La petite histoire qui rejoint la grande. Encore une rencontre et des conversations que je n'oublierai pas.

 En attendant le trek de Salkentay est superbe. On commence par de belles vallées cultivées en remontant sur la montagne. Nuit sous la toile de tente à l'abris des gelées nocturnes sous un beau ciel étoilé pour le premier bivouac. Superbe site. Le seul problème c'est mon zoom pour les paysages qui commence à déconner, pour ne plus fonctionner du tout le 2eme jour...

 

Le deuxième jour c'est l'ascenssion d'un beau col à 4200m entouré de pics enneigés. Heureusement 12 mules trimballent tout le matériel, nous n'avons qu'à porter le petit sac à dos journalier. Je me contente de gros plans avec mon autre objectif (70/300mm)  ou me fait prêter le zoom qui va bien par les possesseurs de Canon...

 Au moins, l'appareil est prêt pour shooter ce petit viscacha qui se dore au soleil.

Heureux d'arriver au col (4200m)

Les troisièmes et quatrièmes jours se terminent par la forêt tropicale et les cultures de café le long de torrents.

 

Ce troisième jour trouvant la rando un peu courte (4H de marche), avec Sanita, avons prolongé de quelques 11 km supplémentaires le long de la route pour rejoindre notre avant dernier bivouac. En chemin ce sont deux gamines de 12 ans rentrant du collège qui nous accompagnent pendant une heure. Elles s'interrogent sur notre vie, notre famille. Je fais de même pour connaître leur projets, ce qu'elles veulent faire plus tard. Charmantes rencontres pour celles qui n'hésitèrent pas à grimper sur un oranger afin de nous donner quelques agrumes. Des choses simples qui me font aimer le voyage.

Le sentier surplombe la vallée que nous avions longé la veille.

Le dernier jour est consacré à la visite du Machu Pichu.

Si Aguas Calientes (le petit village au pied du site) n'est plus le petit coin réservé aux routards, le Machu Picchu garde de sa splendeur malgré le nombre de visiteur qu'il accueille. Le Huayna Picchu, le sommet qui surplombe le site mais aussi toutes les montagnes autour, est un bonus à la visite du site. Il faut se lever tôt (4H30) afin de faire partie des 400 premiers à pointer à l'entrée mais le coup d'oeil vaut les efforts consentis même si je préfère le panorama où justement on voit ce sommet qui s'associe au site. Reste que les montagnes environnantes sont superbes et on ressent comme une sorte d'achèvement, de paix intérieure en atteignant ce point culminant.

 

 

Le Machu Picchu a vraiment un cachet spécial. Un ensemble de ruine aux couleurs granites et vertes, rehaussé par les structures en terrasse. Il est entouré de montagnes qui le rend vraiment harmonieux. Il en ressort une énergie positive qui me fait oublier un peu les malheurs de mon appareil photo.

Et comme la panne du zoom ne suffisait pas j'ai aussi fait tomber le boitier qui s'est éjecté de ma housse lors d'une glissade rattrapée de justesse. La loi de l'emmerdement maximum fait qu'entre choisir entre la terre meuble ou une pierre, c'est bien entendu sur la roche que l'écran arrière a choisi de tester sa résistance.

Heureusement, Sanita m'a amicalement prêté son petit compact pour que j'assouvisse mes désirs de photo (et en même temps essayer d'en faire de belle pour elle.)

***

La leçon du "city tour" acquise, c'est en moto que j'ai découvert la vallée sacrée et le site de Pisac. Grande bouffée de plaisir de retrouver les sensations moto sur cette petite 250 cm3 Honda. J'embarque Sanita pour ce bapteme moto sur ces routes de montagne ou pistes qui serpentent dans les reliefs colorés de champs multicolores. C'est encore grâce à l'appareil de Sanita que j'ai pu immortaliser ces moments. Nous n'avons pas visité tous les sites Incas, ce sont plutôt les petites pistes qui traversent les villages isolés qui ont eu notre préférence pour cette journée sur deux roues.

***

Au lieu de continuer ma route au Nord comme prévu, je dois revenir sur La Paz (Bolivie) afin de faire jouer la garantie de mon zoom. Et ça c'est une autre histoire...

A+

 


Publié à 20:34, le 28/05/2011, dans Perou, Cuzco
Mots clefs : Huyana Pichutrek de salkentayville colonialePerouVallee SacreeMachu PicchuCusco


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