Marche ou rêve, de paysage en paysages

Faire ou ne pas faire pipi dans le Titicaca?

Oui, faire ou ne pas faire pipi dans le Titicaca! Voila bien quelques jours que je me demande comment intégrer cette saillie empruntée à un voyageur dans mon blog. Aurais-je l'audace de l'écrire? Si la puérilité des syllabes qui se répètent me plait je ne sais comment enchaîner sur un titre pareil. Et tout ça pour faire le malin, l'original afin de présenter notre dernier point de chute:  Copacabana, un gros village au bord du lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde à cheval entre la Bolivie et le Pérou.

3800m, l'air est frais et pluvieux entrecoupé d'éclaircies sur cette immense étendue d'eau ou l'on aperçoit les cimes des montagnes enneigées quand les nuages le permettent.

Nous sommes donc allés visiter l'île du soleil, un jour de pluie. Heureusement, les averses n'ont pas duré et quelques rayons de soleil sont venus nous réconforter. Cette balade insulaire sur le Titicaca fût aussi l'occasion d'un petit comparatif...  Sans vouloir joeur le vieux con nostalgique, j'étais déjà venu dans ce coin il y a 13 ans. J'avais visité l'île de Taquilé coté Péruvien. La chose s'était passée ainsi. J'avais déboulé sur le port de Puno avec mes sacs et embarqué à l'improviste dans un petit rafiot avec une dizaine des gens de l'île qui revenaient du marché. Nous naviguions dans un bleu marine profond pendant que les hommes mâchaient de la coca en jouant aux cartes, les femmes tricotaient. L'île n'avait aucune infrastructure hotelière, ni restaurant. J'avais dormi et mangé chez le capitaine du bâteau dans la "chambre d'amis". Un lit installé dans le grenier au milieu des sacs de grain. Le manger était on ne peut plus simple. Soupe de patate pour les trois repas de la journée. J'avais pu à mon saoul me balader dans l'île où j'avais juste rencontré un autre énergumène comme moi. Ce fût un grand moment de mon voyage...

Alors en 2011, l'aventure n'a pas le même goût. Déjà on se retrouve dans un bâteau avec une quarantaine de touristes. A l'inverse de 1998, ce sont les insulaires qui sont minoritaires dans le navire. Bien que les prix soient toujours aussi attractifs (20 bolivianos Aller/retour pour 2heures de navigation), de nombreux "péages" ont fleuri pour accéder aux sites incas, emprunter les chemins, débarquer sur les jetées. Des taxes pour aider les communautés... Bref, on se retrouve en file indienne pour accéder aux quelques ruines mais le charme est rompu en dépit du très bel environnement qui nous entoure.

Comme les choses changent... Alors, en dépit du petit paragraphe nostalgique, je me réconforte avec la beauté du lac qui elle n'a pas changé.

 

 Des reproductions des antiques bateaux traditionnels en roseaux. En fait, une coque moderne en bois recouvertes de roseaux (tortora)

Avec une belle tête de dragon décorative.

 

 

Instantanés de l'isla del sol (l'île du soleil), 2500 habitants vivants de l'agriculture et du tourisme. Les terrasses permettent la culture dans les reliefs.

 Tous ne vivent pas du tourisme, cette señora va travailler aux champs.

Par les chemins pavés on se dirige vers les ruines.

 

Pas si impressionantes que ça (on aurait dû prendre un guide pour en savoir plus)

Reste de village, temple (ruines de Chincana)

 

Le plus intéréssant reste ces moments de vie. En attente pour le départ!

et les paysages avec cet arbre dans les nuages...

***

Le 23 mars, se déroule une fête nationale au motif surprenant. C'est pour célébrer une défaite militaire et une perte territoriale. En effet, le Chili a définitivement enclavé la Bolivie en lui coupant l'accès à la mer pendant la guerre du Pacifique de 1879 à 1884.

Néanmoins pour ce rappel, fanfare, défilé des institutions, discours, levé des drapeaux. Il y a même des représentants de la marine. Un corps d'armée qui ne doit pas être bien actif puisqu'il ne lui reste que le lac Titicaca et les rivières du bassin d'amazonie comme cadre d'opération. 

Cependant, c'est toujours agrèable d´être spectateur de ces défilés colorés.

 et de tirer quelques portraits...

Les campésinos (paysans) en grandes pompes également.

 

Les enfants habillés en soldats, marins, homme grenouilles...

 mais certain, tout triste, ne participe pas au défilé.

Le lac Titicaca est également le dernier article du voyage à deux. Sandra ayant décidé de rentrer prématurement. La suite du voyage et du blog se déroulera donc en solo. C'était une éventualité que nous nous étions donnée au départ de cette aventure. Etre libre, ne pas entraver l'autre dans ses projets. Donc, voyager seul n'est pas un problème pour moi. C'est être plus ouvert, plus attentif aux autres, aux rencontres faites sur le chemin.

 

La suite: Sandra prend la direction du Pérou pour prendre l'avion à Lima, moi je vais me réchauffer dans la forêt amazonnienne, voir m'enfoncer assez loin dans le pays, déclencher quelques photos de z'animo,  me balader dans les zones moins touristiques...

 

A+


Publié à 20:24, le 23/03/2011, dans Bolivie, Copacabana
Mots clefs : CopacabanabolivieIsla del solLac Titicaca


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