Marche ou rêve, de paysage en paysages

Un marché touristique mais pas que...

En l'absence de réseaux de supermarchés comme on l'entend en Europe, les marchés Boliviens restent la principale source d'approvisionnement de la population. C'est un lieu de vie riche et animé où tout se passe, se vend, s'achète, un spectacle permanent rempli de fruits inconnus, de couleurs, d'odeurs fortes ou agréables.

Notre hôtel se trouvait juste en face du marché de Sucre, l'occasion était trop bonne pour ne pas en profiter pleinement.

Les fruits viennent des vallées (yungas) au climat tropical.

Plus de six variété de patate.

 

Les vendeuses d'herbes...

 J'y ai pris mon petit déjeuner composé d'un délicieux jus de fruit de chirimoya et d'empenadas chauds pour moins cher que le prix d'un noir au comptoir à Paris.

ici le coin pour la préparation de jus de fruits et milk shake frais...

Le boucher s'est assoupi...

 

Des gateaux resplendissants ou écoeurants (c'est selon)...

Je n'ai pas tout gouté, les conditions d'hygiènes semblaient parfois douteuses...

 

***

Les agences de la ville proposaient également la visite du marché dominical de Tarabuco à une soixantaine de kilomètres de Sucre. Un marché réputé célèbre pour la qualité de son artisanat. Bien que j'avais des craintes sur ce genre de sortie à vocation transactionnelles, j'avais l'espoir de tirer quelques portraits et puis une sortie, fut elle très balisée, c'est toujours l'occasion découvrir de nouveaux paysages.

Il faut dire que je ne participe guère à l'essort économique des pays que je traverse par l'achat d'artisanat "ramasse poussière", les photos, les rencontres et sensations me suffisent amplement comme souvenirs.

Alors première déception, je pensais malgré tout voir un marché classique avec ses fruits et ses légumes mais en fait les stands répartis tout autour de la place centrale sont exclusivement tournés vers les gringos.

 

Ce qui n'empèche pas quelques regards authentiques...

 

Dans vingt ans, les habits traditionnels seront supplantés par les habits chinois? On ne voit guère de jeune fille arborant le chapeau, les juppes et les nattes. La mondialisation est là comme partout.

Reste les anciens...

 

Après quelques regards portés sur les ponchos, bonnets de laines et autres tissages typiques, je m'éloigne du centre pour aller flâner dans les rues à l'écart. Comme souvent à la recherche d'instant de vie, de choses insolites, de sujet photo. Le village est agréable et pitoresque.

 

 

 

Alors que je descendais une rue, je suis invité par un Bolivien à entrer dans la cour intérieure de sa maison. Une fête est en préparation.

Toute la famille ainsi que les voisins s'activent à la préparation tandis que nous discutons et trinquons avec Juan Carlos, son beau frère et un brésilien installé depuis quinze jour dans le patelin. On boit la chicha, une sorte de bière de maïs artisanale devant tirer à 2/3ºC un peu aigre mais buvable. Le service est on ne peut plus simple: Un seau rempli de chicha, un verre unique que l'on remplit pour son voisin une fois son coup terminé et ainsi de suite. La discution va bon train.

 

On s'apprête à fêter la pukara. Une sorte d'échafaud est dressé au milieu de la cour sur lequel on accroche pour quelques heures des offrandes pour les morts (avec l'espoir d'un retour sur investissement par le biais de faveur ou miracle dans l'année suivante).

 

Les hommes accrochent sur la Pukara cette belle cuisse de vache,

suivent l'alcool puis les fleurs, ballons, serpentins etc.

 

Juan Carlos est l'élite de la famille, ingénieur en génie civil, il est parti quatre ans travailler à Barcelone. Etant moi même dans la construction, nous venons a discuter entre autre de bâtiment. Il pense que le travail est mieux fait ici qu'en Espagne. Ce qui sauve le travailleur catalans est la bonne qualité des matériaux alors qu'ici ce sont principalement les briques en adobe (torchis). Je ne sais pas comment on travaille en Espagne mais j'ai aussi mon regard sur les maisons boliviennes en brique "moderne" et aux maçonneries pas toujours rectilignes. Je garderai mes arguments pour moi. D'une part mon espagnol n'est pas encore suffisamment bon pour la polémique et pourquoi contre-dire un hôte si accueillant.

 

Je profite donc pour continuer à boire, parler d'autre chose en regardant les gens s'affairer aux préparatifs. Un spectacle pour moi et le reste de la famille...

Le voisin est venu avec des pieds de maïs...

 

L'heure du bus retour me rappelle à mes obligations de touriste et c'est à regret que je quitte mes amis en ce jour de fête qui s'annoncait chaleureux car tout ce qui est sur la pukara devra être mangé et bu.

 

 

Retour au bus avec une légère griserie, des serpentins autour du cou, tout heureux de cette rencontre inattendue.

 

Nous repartons pour La Paz, capitale du pays et accessoirement la plus haute du monde.

 

A+

Nota: Ayant privilégié les photos grand format, j'ai vite saturé les 15MO de blog gratuit... C'est donc un bandeau de pub qui accompagne désormais la visite du site.


Publié à 20:04, le 20/03/2011, dans Bolivie, Bolivie
Mots clefs : PukaraTarabucosucremarché


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