Marche ou rêve, de paysage en paysages

L'île aux sourires, aux motorbikes et aux macaques

Bali, une île de l'archipel indonésien. Ultime pays de mon périple ou le retour se fait de plus en plus présent dans mon esprit. Maintenant, je compte les jours ce qui accroît le besoin de profiter de ces derniers moments de découvertes. C'est aussi un retour au voyage à deux puisque Benoît un ancien collègue est venu me rejoindre pour 2 semaines.

***

Kuta est notre point de chute pour les deux premières nuits. La faute à mon sac a dos qui a manqué sa correspondance de Melbourne. Kuta est un visage de Bali et pas le plus reluisant... Disons qu'ici vient une majorité de surfeurs australiens tatoués et de jeunesse internationale venue s'enivrer à moindre frais, vivre un peu de débauche tropicale entre soirée arrosée, drogue et plage.

Alors, on a attendu mon sac (gentiment) tout en se réglant sur le nouveau décalage horaire et goûter la gastronomie asiatique. Rien de bien folichon dans les ballades diurnes comme nocturnes entre harangues des vendeurs et motorbikes (scooters) qui vous slaloment dans les ruelles. Il est plus que temps de quitter ce coin pour rejoindre Ubud, une petite ville dans le centre du pays.

 

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Comment reconnaît-on un motard heureux?

Il a des moustiques entre les dents vous répondront les possesseurs de deux roues à cet aphorisme bien connu. Ce pourrait être une réalité tant les virées autour d'Ubud me donne la banane.

Et il n'y a pas que moi à sourire, on est surpris par la douceur des gens, la gentillesse qui semble émaner des serveurs, des gens que l'on côtoie.

Nous louons des bécanes pour rayonner dans cette belle région, on quitte rapidement les axes principaux pour rouler sur des petites routes goudronnées et plutôt bonnes dans l'ensemble. C'est un vrai plaisir pour moi que de chevaucher ce scooter 110 cm3 dans cette campagne. Ici pas besoin de vitesse, le compteur navigue entre 30 et 40 Km/H et c'est suffisant pour voir le spectacle de ces petits villages, rizières et temples hindous qui s'égrenent sur le chemin, les cheveux au vent.

Chaque détour est un régal pour les yeux. On y croise les scènes de vies typiques des campagnes asiatiques. La "carte postale" du chapeau conique dans le vert des champs ou les paysans qui battent le riz. Ici les gamins nous saluent d'un hello bien sympathique en voyant ces deux gueules d'européens traverser leur village isolé.

Les écolières tout sourire en costume pendant la récré.

 

 Des entrées un brin monumentale.

Des lacs dans les nuages.

Il n'y a pas que les paysans, les artisans aussi travaillent sur le long de la route et prétexte à arrêt pour voir leur ouvrages. Avec Benoît on compare les méthodes de construction, défaut professionnel oblige... On s'est invité chez ce fabriquant de portails ouvragés. A la manière des parpaings béton, il sort des formes cubiques des moules et travaille ensuite à jeune âge pour faire sortir bas reliefs et autres formes de la surface lisse. Le travail ne manque pas car en plus des temples publics, chaque maison possède ces structures qui vont de l'autel simple pour les offrandes à de véritable petit temples.

Le travail ici est raffiné (voir kitsch). Chaque détail compte et tout porte vers la recherche du beau. On décore les statues de fleurs, de tissages colorés et chaque jour les balinais font leurs offrandes de fruits, d'encens dans des petits récipients fabriqués à partir de plantes ou juste quelques grains de riz sur une feuille de bananier devant leurs maisons, commerces etc.

 Beaucoup de divinités.

C'est au hasard de nos balades que nous sommes tombés sur un temple un peu plus décoré que d'habitude avec des petits parasols, des étendards volant au vent qui colorent la pierre. Des femmes qui portaient leurs offrandes sur la tête provoquent ilico l'arrêt photo. En fait, c'est une cérémonie du village qui a lieu tout les six mois ou se regroupe tous les habitants pour la prière et un repas en commun. Une sorte de réunion de cohésion en schématisant beaucoup (énormément même) mais homme et femme sont séparés.

 

Ici, pas de regards négatifs, bien au contraire, les gens acceptent de se faire photographier à ma demande et cela leur fait plaisir de faire plaisir. Nous sommes invités à venir voir à la condition de porter le sarong et la ceinture rituelle.

J'ai pour ma part mon paréo / serviette de plage qui peu faire l'affaire mais sans ceinture, Benoît n'a rien qui puisse ressembler à cet habit traditionnel. On pousse jusqu'au village suivant ou on négocie dans les sourires et la surprise de voir deux hurluberlus acheter un sarong et des ceintures dans une échoppe / épicerie improbable. On fait un peu le spectacle et la négo fait rire tout le monde. (on a du se faire arnaquer quand même mais de quelques euro)

 

 Nous voila fin prêts pour notre entrée dans le temple.

 

A l'intérieur du temple, chacun s'assoit par terre, on nous jette des regards curieux mais sans plus. Plus tard, Wendi, le petit fils du prêtre viendra nous parler dans un anglais parfait pour répondre à nos questions, nos interrogations. Après avoir travaillé en agence de tourisme à Kuta, il est revenu reprendre les travaux aux champs à la mort de son père. Il nous encourage à faire la promotion de son village et d'inviter nos amis. Vous qui lisez, sachez que vous êtes invités.

D'un coté les musiciens tapent sur leurs percussions, en face le prêtre "béni" en aspergeant les fidèles dans une atmosphère colorée, chatoyante.

Un des résultat positif de ce voyage est que maintenant j'ose demander et faire des portraits mais à Bali c'est plus facile qu'ailleurs...

 

 Le regard de cette gamine...

 En plus, les habits aux teintes éclatantes...

... et contrastées rendent les photos expressives. (ici le prêtre de la cérémonie à la fin de l'office)

 Derrière les musiciens.

Au sortir de ce temple je n'aurais pas appris grand chose sur l'hindouisme mais j'y ai vu des gens semble t'il heureux. Je retiendrai la réponse de Wendy à ma question sur sa vie dans Kuta la mal famée. Il me répondit que ce qui est important c'est d'être bien dans son coeur. Bref, un moment inattendu, marquant et inoubliable.

***

Moins spirituel (quoique), nous sommes allés dans la "monkey forest", forêt de singe. Un ensemble de temple dans la végétation tropicale ou pullulent les macaques que les gardiens nourrissent. Une petite baladounette charmante ou on se fait chercher des poux dans la tête.

Un ça va, mais pas trop rassuré tout de même.

Deux je commence à paniquer...

 

Au moins pas besoin de focale longue pour l'animalier

On peut même en faire au grand angle (10/20mmm)

 Même chez les singes, il y a des "gueules".

 

 Vous comprenez pourquoi je n'étais pas décontracté quand ils me grimpaient dessus.

Avec sa tronche sympathique, celui la ne risque pas de me mordre.

De la pierre et toujours avec le sourire...

 

Pensez vous que nous conserverons le sourire entre conduite anarchique, gastronomie, ascensions de volcan et danses balinaises? Vous le saurez au prochain numéro.

A+

 

 


Publié à 15:44, le 8/10/2011, dans Indonesie, Bali
Mots clefs : temple hindousmonkey forestbaliindonésieportraitRizière


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