Marche ou rêve, de paysage en paysages

Au centre de la Colombie

Cali la caliente?

Il y a les bêtises de Cambrai, le nougat de Montélimar et le cartel la salsa de Cali. La première fois que j'ai entendu parlé de cette ville de province colombienne, c'était surtout pour l'ancienne spécialité mais c'est pour la nouvelle que je suis y venu faire un tour. La danse n'est pas l'art dans lequel je m'exprime le mieux mais comme le tango à Buenos Aires, un passage obligé, pour voir, pour assouvir ma curiosité et toujours en compagnie d'Alexsandra. A noter que les paysages en quittant Popayán sont joliment vallonnés avant de redevenir plus plats et monotones avec la culture de la canne à sucre en arrivant sur Cali.

Malgré un bref séjour et donc un compte rendu forcement superficiel de cette ville, je suis allé faire un petit tour au centre ville. Nivelé par des tremblements de terre, les bâtiments sont construits à la mode des années 70/80. Une époque où pour être architecte il suffisait de savoir dessiner un rectangle. Tout l'art consistait à faire varier les lignes horizontales entre les niveaux modifiant légèrement la forme des fenêtres par rapport au bâtiment voisin.

Au milieu de ces perspectives rectilignes subsistent quelques anciennes églises ou façades de l'époque coloniale. En paraphrasant mon guide, vous pourriez plus avoir besoin de Cali qu'elle n'a besoin de vous.  ici on travaille dur et les Caleños font la fête pour décompresser. C'était dit, on ne vient pas pour le pittoresque et en ce sens je n'ai pas été déçu. 

A part les mecs en moto portant une mitraillette (voir photo ci-dessus), cela ressemble à une ville comme les autres, beaucoup de gardiens devant les banques, les bâtiments administratifs et tous en arme. C'est tranquille en journée mais ne pas sortir de nuit dans le centre me conseille la propriétaire de l'hôtel où je loge...

 

Plutôt que sortir dans le quartier des boites, c'est par une petite soirée improvisée autour de l'épicerie du quartier de san Antonio que cela a commencé. Veille de fête nationale, le trottoir est envahi d'une cinquantaine de personne autour de l'échoppe où  bières et alcool coulent à flot. Alexandra rencontre un gars de son hôtel, le contact est fait et cela nous entraîne dans un petit bar plus branché mais sans beaucoup de monde. Enfin suffisamment pour ce que je voulais voir: Deux couples de bons danseurs (je considère comme bons, ceux qui savent faire ce que je ne peux et dont le résultat me semble gracieux). J'en ai assez vu le temps de finir quelques bières et retour au lit. La fiesta sud américaines est sans doute l'activité culturelle que j'aurai le moins pratiqué au cours de ces 8 derniers mois.

A noter qu'à Popayán on m'avait vanté la beauté des femmes de Cali et honnêtement de ce que j'en ai vu je leur aurais plutôt attribué le gentil patronyme de callipyges plutôt que celui de caleñas.  On mange si gras dans cette ville? Je verrai sans doute plus tard à  Medellin si les silhouettes s'affinent. Je tiens l'information d'un français cette fois.

 ***

Stop ou en Cocora

La vallée de Cocora et le petit village adjacent de Salento ont tout pour plaire. Tranquillité nonchalante des habitants, une température agréable en raison de l'altitude qui fleurte les 2500m, les alentours sont vallonnés offrant toute la palette des verts.

Les rivières donnent de belles truites que l'on déguste dans les petits resto ambulants autour de la place principale. J'aime ces choses simples et bonnes sans tout le tralala de la gastronomie. Le café est majoritairement cultivé ici et les flancs des collines alternent entre caféiers, pâturages, petits bosquets de végétation tropicale, de forêt d'eucalyptus, de bananeraies et de fincas qui font toute la richesse et la singularité de ce paysage. Les fincas sont de petites exploitations agricoles composées de bâtiments aux murs généralement blancs et aux  toits couverts de tuiles romaines que l'on aperçoit disséminées dans les collines.

Une campagne à l'ancienne où je me suis senti bien.

A quelques kilomètres, la vallée de Cocora a conservé un peu de la végétation qui devaient couvrir toute la région avant le défrichage pour l'agriculture. C'est une belle ballade de 4/5 heures dans un environnement tropical avec des troncs assemblés qui font offices de pont pour traverser la rivière.

 

Les palmiers de cire sont incontestablement les plantes vedettes de la région.  S'élançant jusqu'à 50 m de haut, ils dépassent de d'une bonne quinzaines de mètres les autres arbres de la forêt et lorsqu'ils sont disséminés dans les pâturages, l'ensemble donne un touche unique au paysage.

La silhouette au pied de l'arbre c'est moi!

 

L'autre attraction de la région, c'est la réserve de Caime où les fermiers se sont reconvertis dans le tourisme en offrant pour 3000COP un bol de chocolat chaud à boire devant des mangeoires où volètent 5 ou 6 colibris en permanence.

 

 

Comme je l'ai dit plus haut, je ne suis guère disposé pour les fiestas mais je peux rester des heures à essayer de réussir une photo de ces jolis piafs.

Peu farouches, ça vole et virevolte autour de mes oreilles jusqu'à sentir le souffle des battements d'ailes.

 Il y a en tout  six espèces. Un régal.

 Mais il n'y a pas que des colibris. Un joli petit oiseau orangé sur le chemin du retour a bien voulu se faire prendre au naturel sans avoir à déboursé quelque chose.

On ne quitte pas non plus Salento sans aller visiter une petite finca de café. Celle de Don elias ne fait que 4 Ha, et l'exploitation reste très traditionnelle et biologique. Une sympathique balade qui me permet d'en connaître un peu plus sur cette culture. Une visite tranquille car je suis le seul à suivre le fils du proprio dans les rangs de caféiers des rangs. Il récolte quelques graines, les torréfie et les broie jusqu'au petit noir qui clos la visite.

Sur les chemins, il est commun de rencontrer les paysans arborant de beaux chapeaux de paille, une machette, un fouet à la ceinture et chaussés de bottes en caoutchouc.

 ***

Manizales et sales manies (c'est juste pour jouer avec les mots)

En chemin pour Medellin, je me suis arrêté à Manizales, l'autopista del café qui y mène est  une route  superbe qui  traverse les même décors que Salento. C'est une ville moyenne, jeune, universitaire avec ses bars pleins le samedi soir.

Pour changer, au lieu de gravir un énième volcan et retrouver la froidure des 5000m, c'est en VTT et dans les collines verdoyantes que j'ai fait fonctionner mes guiboles.

Qui dit collines, dit déclivité. L'allégresse des descentes se paye fort cher en efforts pour monter les raidillons. Ça souffle, ça crache mais ça ne va pas si mal. En tout 55 kilomètres de route et de petits chemins dans la très belle campagne de la région dont malheureusement les photos ne rendent pas hommage.

Globalement il y a une majorité de descente avec un retour en taxi-jeep improvisé avec les vélos sur le toit pour remonter sur la ville sans peine. Encore un très bon souvenir qui remplit mes cases mémoires.

 

Il y a la moutarde de Dijon, les calissons d'Aix et le cartel les filles de Medellin. Enfin c'est à voir... La suite au prochain numéro.

A+

  


Publié à 19:00, le 22/07/2011, dans Colombie, Colombie
Mots clefs : manizalesscene de ruepaysages urbainscampagnes colombiennesSalentoCalicolombiecolibrivtt


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