Marche ou rêve, de paysage en paysages

La vie c'est comme une boite de chocolat...

La vie c'est comme une boite de chocolat disait le grand philosophe Forest Gump, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Et comme j'ai tendance à être gourmand, je pioche dans la boite plus souvent qu'à mon tour... Cette curiosité gourmande qui se traduit par l'attrait de l'aventure, l'inconnu . Des raisons suffisantes pour quitter l'Indonésie par anticipation, direction vers un pays non plannifié  que j'ai atteint après quelques transits singapouro-londoniens.

Tout commença en fait  par un échange de courriel, une amitié Facebook avec Sanita cinq mois plus tôt sur le trek du Machu Picchu. Pour la plus part (et c'est parfois malheureux), les amis Facebook ne resteront que des liens partagés, des petites infos en moins de 260 caractères, mais répondre à une invitation en pays inconnu c'est toujours excitant. Notre rencontre avait commencé un peu bizarrement par l'interrogation que me provoquait son pays d'origine. Cela avait  commencé par le traditionnel :  

- D'où viens tu?

- Latvia

- Lat... quoi?

- Latvia

- Qu'est ce que c'est que ce pays? J'ai beau connaître un peu ma géographie, je n'ai jamais entendu ce nom là...

- La capitale est Riga, c'est au bord de la baltique

- Ah ouais, hum.. Lettonie ou Lituanie? Mouais... C'est pas très clair en anglais pour moi 

Je vous passe les détails mais j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de la Lettonie. Les Français ont la fâcheuse tendance de renommer différemment les pays... Dans tout les cas c'était suffisamment intriguant pour attiser ma curiosité. Au fil de la conversation je me disais qu'un jour, si j'avais le temps, j'irai bien découvrir ce coin là.

Et du temps, je pense qu'il n'y a pas mieux qu'une année "sympathique" pour en avoir justement. Alors j'ai troqué mes belles îles volcaniques Indonésiennes, ses plages de sables blonds pour un automne au bord de la Baltique. Je ne connaissais rien ou pas grand chose; à part de savoir que c'était une unité du trio formé avec la Lituanie et l'Estonie. Une ancienne république du bloc soviétique, là-haut, perdue dans le nord de l'Europe au confins de la Scandinavie, de la Russie. Bref, un pays dont j'ignorais tout, à peine le nom de la capitale, et puis rien, rien d'autre. Je n'avais rencontré de Letton. Aucune image ne venait s'imprimer dans ma tête. Imaginer en plus découvrir Riga avec une résidente, c'était donc une bonne raison pour tordre un peu mon itinéraire et m'offrir un crochet européen avant le retour. Vivre un dernier bout d'aventure, choisir un autre chocolat dans la boite.

 

 Alors bien venue à Riga...

 

 

Cela faisait plusieurs années que je n'avais vécu un automne en Europe et la semaine passée ici m'a offert de magnifiques journées que les jaunes flamboyants des arbres de la ville égayent.

Riga est également une cité offrant une architecture qui vaut le détour. Une histoire d'un peuple entouré de puissances Russes, Allemandes, Polonaises, Suédoises qui sont venues à différentes périodes sur ce morceau de terre au bord de la Baltique. La dernière en date est bien entendu l'arrivée des Ruskofs après la seconde guerre mondiale.

Mais tout ça vous pouvez le lire dans Wikipedia, le plus passionnant , c'est d'être invité à manger dans sa famille plutôt que le resto touristique des spécialités culinaires. Dormir dans ces blocs d'immeubles typiques de l'architecture soviétique et bien entendu un peu dégradé. Apprendre ce qu'est le syndrome BMW: La conduite agressive des nouveaux riches en voiture de luxe. C'est de découvrir les photos de famille de Sanita, les portraits noirs et blancs avec les ladas en arrière plan, les annotations sur les clichés "pris à Stalingrad". Tiens, Staline, justement, c'est sa politique qui déporta ses grand -parents en Sibérie ou sa mère est née. La petite histoire qui rejoint la grande. Par chance, eux sont revenus vivants, le petit père des peuples ayant décidé de mourir avant eux...  C'est évidement toute la richesse qu'offre une approche locale.

En attendant, mes balades lettones m'ont particulièrement inspirées et enchantées. En résulte mon traditionnel patchwork photo. Un mélange d'églises othodoxes, de cathédrale protestante; de menu de restaurant ou panneaux de signalisation incompréhensibles; de petit cimetière abandonné niché au pied de grands arbres entre brume et soleil; des statues immenses aux perspectives toutes soviétiques...

 

 

***

En plus de me faire visiter sa ville, Sanita m'avait aussi concocté un petit programme sportif et dans les choses nouvelles de mon périple, je peux ajouter le floor ball (ou unihokey). Le hockey sur glace sans les patins, ni glace, ni les chocs (enfin presque). Un sport ou j'ai galopé, couru, trotté avec le désespoir du débutant essoufflé qui a plus de physique que de technique à proposer pour ses partenaires. Un truc bien sympa et dont je suis ressorti rompu et blessé. Je devais enchaîner  avec un petit trail  le lendemain mais ces courses folles, ces maniements de la crosse, j'ai réussi à m'exploser l'ongle de l'orteil. Résultat je n'ai pu assister qu'en spectateur dans les belles forêts au lieu de me confronter au coureurs de fond locaux. Il me reste une belle ambiance de course, là-bas dans un petit coin paumé à 50 km de Riga. Si l'on m'avait dit que je devrais (presque) participer à une course en Lettonie au départ de mon voyage...

***

 

Pour clore ce chapitre Baltique, je suis allé visiter un château qui s'est avéré ne pas être le bon au final. Le nez au vent, les informations à moitié enregistrées et puis ces noms tout nouveaux, ce frisson de la découverte font qu'arrivé à Bauska, j'avais oublié comment s'appelait le site "à voir". Je me suis laissé guidé par des panneaux touristiques. Et voila qu'au lieu de découvrir la splendeur baroque / Rococo du  Palace de Rundale et ses jardins à la française, j'ai découvert un petit château fort plein de charme néanmoins.

Le Bauska pils est un ancien château médieval perché sur un promontoir entre deux rivières  que la belle matinée automnale avait tout pour rendre agréable.  Inutile de vous dire qu'en cette fin octobre, il n'y avait pas foule.

 

 

 

Avec ce retour en Europe, je retrouve l'anonymat et ne fait plus figure de gringo ou d'étranger quand je prend les bus de ville dans lesquels je me noie dans la population. Je retrouve malheureusement les têtes un peu tristes que je vais également retrouver dans le métro et les trains qui me ramèneront dans ma Bourgogne natale...

Cette fois ça sent vraiment la fin. Je n'y échapperai pas. Un retour qui me fait aussi plaisir, un retour la tête pleine d'image et d'autres choses qui seront développées dans un ultime article.

 A+

 

 

 



Publié à 14:51, le 25/10/2011, dans Lettonie, Riga
Mots clefs : lettonieRigapatchwork photopaysages urbains


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