Marche ou rêve, de paysage en paysages

Pourquoi pas le Brésil?

La question se posait, puisque j'avais exclus ce pays de mon itinéraire sud américain, sans doute des tas d´à- priori ou de mauvaises raisons mais voilà ce géant se trouve à une poignée de kilomètres et on a du temps en réserve avant de rejoindre la Patagonie. Et puis, la rencontre d´un voyageur enthousiaste et un couple d'ami en baroud autour du globe comme nous, nous ont donné l'envie d'y goûter.

Alors vamos ...

Foz do Iguaçu

Ce qui m'a surpris, c'est que le pays est plus "riche" que l'Argentine, là encore le parc de voiture, l'état des routes en sont les premiers indicateurs visibles. Les échoppes mieux tenues, les trottoirs moins défoncés mais la vie un peu plus chère. On remarque également que les clôtures des propriétés sont surmontées de barbelés et de fils électriques à la manière Sud-africaine. Je ne m'y attendais pas, bien peu rassurant.

Autres petits trucs étranges, les bus de ville sont munis d'un contrôleur et d'un tourniquet bien peu agréable pour s'acquitter du voyage. A y regarder de près, c'est un peu l'instrument de torture surtout pour les gros ou pour nous lorsqu'on est chargé de nos sacs à dos. Beaucoup de gens portent des appareils dentaires et la mode du tatouage bat son plein (comment feront-ils avec leur moitié de dos ou membre entier colorié quand la mode sera passée?). Bref rien que des choses essentielles ... Et oui, il n'y a pas que des chutes d'eau et million de m3 par seconde dans ce voyage...

Alors que nos oreilles, commençaient à décrypter l'Espagnol, le Portuguais tout en roucoulade et en chuintement nous replonge dans le langage non parlé fait de gestes et d'attitude faciales universellement reconnues, bref on se démmerde.

On visite, ITAIPU, l´un des plus gros barrage du monde, le premier du monde avant que le barrage des 3 gorges en Chine vienne le surclasser.

Les grands poteaux blancs sur la photo sont les vérins des vannes, ça laisse interrogateur.

Pour un bétonneux comme moi, les structures causent pas mal, la visite bien qu'un peu onéreuse mais complète  nous emmène dans les profondeurs de la bête où tourne les turbines. Les chiffres que vous pouvez voir dans le lien sont  tout bonnement spectaculaires, on se sent petit devant les masse de béton même si pour ma part, le barrage double courbure en jette plus coté structure impressionnante. La photo d'après ce sont les "penstocks" les conduites d'amenée d'eau dans les turbines, il y en a 20 comme ça.

Vue de l'intérieur avec l'échelle du bonhomme pour se rendre compte de la taille des turbines

 

 

Pluie le lendemain, on annule la visite des chutes coté Brésil, dommage.

FLORIANOPOLIS / Ilha Sta Catarina

Nous voilà donc parti pour faire une petite boucle rapide, d'abords jusqu'à Ilha sta Catarina près de Florianopolis. On se retrouve peinard dans un petit appart à une centaine de mètre d'une plage interminable de sable fin.

 

 

C'est une large baie coincée entre deux petites collines, la forêt et un bout du village qui pointe son nez  sur la baie.

La communion, village de pêcheur et développement touristique est encore à l'avantage des pêcheurs ce qui donne le brin de vie, une ambiance bien sympathique. Les bâtiments ne dépassent les 2 étages, on est dans un cadre idyllique.

On n'avait rien prémédité, juste de se laisser aller par la description du guide, la seule chose non prévue est le temps pluvieux avec des orages en fin de journée. heureusement, des méga plat de crevettes nous font tenir le coup.  Le lendemain, l'éclaircie fut de courte durée, à midi retour à l'appart, sous des cordes qui refroidissent bien l'atmosphère. Avoir froid en décembre au Brésil, faut le faire.

Nous sommes sortis un peu au bourg d'à coté, histoire de bouger un peu... Un petit concert live dans un bar et quelques caipirinha nous ont mis du baume au coeur, plus loin dans le village on est tombé sur un groupe lui aussi en live, cinq chanteurs et deux guitares sur l'estrade mais surtout au niveau de la piste de danse, une trentaine de joyeux drilles qui tape sur tout ce qui existe de tambours, tambourins et autre instrument de percussion. Le rythme enjoué donne cet esprit joyeux et festif du Brésil comme écrit dans le guide.

Pour bien nous enjouer, je ne peux  m'empêcher de vous décrire deux superbes filles (des bombasses si vous voyez le genre)  qui dansaient avec le groupe. Pas de photo, alors je vous décris: Une belle blonde (?), dans une robe moulante ras des cuisses, paillette formant le drapeau cubain devant et dos dénudé, surmontant des jambes de mannequin gainées de botte à talon et à lacets. L'autre danseuse, métissée comme on s'attend à voir les Brésiliennes, short très court, petit haut à paillette brillant. Bref, ces deux popotins qui se trémoussent aux rythmes endiablés des percussions vous donnent là encore un aperçu de la chaude ambiance qui régne ici.

Le lendemain, belle journée chaude et agréable bien qu'encore nuageuse mais suffisant pour une longue balade sur la plage au petit matin et se dorloter sous les rayons avec un bon livre l'après midi.

PORTO ALEGRE

La seule réserve naturelle dans la région n'est pas accessible facilement en transport en commun, donc on doit zapper. On reprend le bus pour 6h30 de voyage et arriver sur Porto Allègre.

 Ville moderne ne présentant pas un super intérêt, le truc qui retient l'attention est un grand marché couvert avec des étals biens achalandés, petits restau. Dehors, quelques architectures sortent du lot mais sans plus. (la fille du bureau d'information touristique nous fait passer dans une rue mal famée avec marginaux et putes, sont bizarre ces Brésiliens [Will, la prochaine fois je vais avec toi!])

Une bonne glace pour se relaxer...

 

Je dégotte dans une brocante quelques vieux bouquins en français dont une édition de 1947 du Château de Kafka. Il est dédicacé en 1953 mais n'a jamais été lu puisque je dois découper les pages qui ne l'avaient pas été en sortie d'imprimerie. C'est drôle d'être le premier lecteur d'un bouquin vieux de 63 ans...

On repart pour Montevideo (Uruguay), traversant de très jolis paysages alternant plaines et collines partagés entre la culture du riz ou de l'élevage.

 

Le bilan du Brésil est mitigé, pas trop aidé par le temps, les difficultés pour communiquer. Nous sommes restés trop peu de temps pour réellement porter un jugement. Disons à redécouvrir, peut être sur une région plus dynamique, des villes coloniales, des réserves naturelles. Bref, on a effleuré l'ambiance, bu quelques caipirinhas... 

 

A+

 



Publié à 22:06, le 3/12/2010, dans Bresil et Uruguay, Foz do Iguaçu
Mots clefs : porto alegrebrésilplage


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