Marche ou rêve, de paysage en paysages

Rencontres, cultures, paysages aréquipéniens

Rencontres

Aux dernières nouvelles j'avais fait connaissance avec Carlos pour me rendre à Aréquipa en bus de nuit afin d'échapper aux blocages et manifestations de Puno. En fait l'arrivée à 4H du mat dans cette ville ne me convenait pas trop. Les encarts de mon guide étaient peu rassurants: faux taxis, arnaques et vols en tout genre y compris avec violence. En raison d'un vol Carlos était à sec niveau argent. Je ne le connaissais que depuis quelques minutes et nous avons fait le marché suivant: Je te dépanne avec le billet de bus et en contrepartie tu me loges jusqu'en début de matinée. Le but n'était pas de m'incruster mais d'arriver tranquille, me rassurer.

Finalement, ce n'est pas chez lui que j'ai dormi mais chez sa grand-mère où réside aussi sa mère et sa soeur dans un bâtiment contigu. Au réveil, on m'offre chaleureusement le petit déjeuner tandis que je fais connaissance avec toute la famille.  Le courant passe bien et on me remercie de l'aide apportée à Carlos si bien  qu'on me propose l'hospitalité pendant la durée de mon séjour à Aréquipa. Comme toujours dans ces cas là je suis un peu gêné, peur de m'imposer mais j'accepte.

Carlos est un ancien athlète de 400 m haie il entraîne entre autre sa femme Claudia dans la même discipline mais il est aussi dentiste.

Cette fois je dois parler espagnol à plein, je n'ai pas le choix. J'arrive à communiquer, on me comprend. Mon intention de savoir parler espagnol à la fin de mon voyage est en train de se concrétiser même s'il me reste encore du boulot pour la compréhension.

En attendant j'ai quartier libre pour visiter la ville et chaque soir je fais le bilan de mes découvertes aréquipéniennes autour d'une tasse de thé ou d'infusion d'hierba louisa. Pour mon départ, mes hôtes m'avaient proposé une petite bouffe, j'avais acheté un peu de vin mais comme cela tombait un dimanche, Eva (Evita), la matriarche de 83 ans a refusé que l'on cuisine en ce jour. Et c'est donc a un restaurant de spécialités locales que j'ai dégusté le cuy chactado arrosé de chicha (jus de maïs).

Pour les pessimistes c'est du rat, pour les optimistes du lapin. Bref, c'est un gros cobaye au goût ma foi assez fin.

Et toujours dans la bonne humeur.

 

Cette plongée dans la vie péruvienne, ces rapports chaleureux et simples font de mon escale à Aréquipa un grand moment de mon voyage. Voilà donc les conséquences d'une simple entraide pas totalement désintéressée au départ (mais c'était pour me rassurer ) cependant il me fut rendu au centuple. Rencontrer des gens avec du coeur, de la bonté. Ressentir ce que le mot hospitalité signifie. Voila une entrée au Pérou dont je me souviendrai et pour couronner le tout la ville et la région du canyon de la Colca sont de toute beauté.

 ***

Le museo sanctuarios andinos

Il ne faut pas passer à Aréquipa sans visiter le musée de Juanita la princesse des glaces. Je renomme ainsi le "museo sanctuarios andinos" qui présente la vie d'une jeune adolescente Inca sacrifiée il y a 500 ans en haut d'un volcan et trouvée en 1995. Le musée est extrêmement bien fait. Ça commence par un reportage de la BBC sur l'expédition et la découverte ainsi que les travaux d'expertises pour connaître son histoire et les traditions Incas.  Les conditions climatiques à plus de 6300 m ont permis une très bonne conservation du corps et des effets (excepté la tête découverte et brûlée par le soleil mais les photos des mains conservent toutes les empreintes digitales).

La seconde partie de la visite est guidée ce qui apporte un plus devant les objets liés au sacrifice . C'est préférable à se trouver parfois un peu neutre devant les pièces exposées. Tissage, figurines, amulettes en or. On touche du doigt ce qu'a vécu cette fillette si bien que je suis ressorti du musée chargé d'émotion.

***

Aréquipa

Passé les règles de sécurité comme ne pas prendre n'importe quel taxi, mais choisir les compagnies listées par mes nouveaux amis péruviens (taxitel, 45, impérial), Aréquipa se révèle une ville coloniale magnifique. Entourée de volcans dans un ciel azur, les pierres blanches des monuments et bâtiments coloniaux lui donnent un cachet indéniable.  La place centrale (plazza del arma) est composée d'une imposante cathédrale occupant tout un coté, les trois autres le sont de bâtiments de deux étages aux éléments symétriques. Le rez de chaussée abrite les trottoirs sous de grandes arches tandis qu'au centre de la place se dressent une fontaine dans petit parc arboré avec de nombreux bancs.

Une visite vaut aussi le coup d'oeil et même un peu plus puisque j'y suis allé un fois en journée, une fois de nuit. Le couvent de sainte catherine (monasterio de santa catalina) fondé en 1580. Fermé au yeux étrangers pendant plus de 370 ans, c'est un quartier entier entouré d'une grande muraille, une citadelle hors du temps qui referme un morceau de ville ancienne oublié. L'ambiance des cloîtres, des églises, des rues  pavées et des logements des bonnes soeurs savamment mis en scène est tout bonnement mystique. Encore un coup de coeur.

Avec Carlos et Claudia j'ai visité le quartier ancien dont le nom m'échappe et c'est encore par le un patchwork photo que je pense retransmettre au mieux l'ambiance de cette ville.

 

 

 

 

***

 Le canyon de Colca.

Les deux canyons les plus profonds du monde (3535 et 3400m) se trouvent dans la région, aussi une rando de deux jours permet de visiter celui de colca aux prix de bons efforts (surtout à la remontée) mais les paysages valent les efforts. Au passage, on s'arrête pour voir planer les condors qui nichent dans les falaises. Beaucoup de monde et des oiseaux un peu timides ce matin là rendent le moment un peu moins magique que je ne l'attendais. Reste que c'est toujours un plaisir de voir voler ces géants devant soi.

 Les choses sérieuses commencent et une fois admiré le panorama depuis le mirador, c'est deux heures de descentes à flanc de falaise. Devant nous, des villages entourés de culture en terrasse coincés entre sommets enneigés et le fond de la rivière.

Sur le sentier on voit des paysans remontant leurs récoltes à dos d'ânes ou de mules. Le gore tex et les polaires quechua, nordface croisent les ponchos et tissages péruviens.

 

Vue vertigineuse sur la rivière.

Des sentiers dignes de la Réunion.

La Réunion, justement. Les petits villages que l'on traverse, les murets de pierres autour des champs, les vaches, chèvres que l'on rencontre, ces vies au pied d'immenses falaises me font penser au cirque de Mafate. Du moins dans l'esprit car végétation, logis, géologie n'ont rien à voir. A noter aussi que le deuxième jour notre groupe a croisé un homme chargé d'une dizaine de tuyau PVC sur son épaule. Ici pas d'hélicoptère, en cas de pépin c'est à dos de mules qu'il faut remonter.

 

L'arrivée de la première journée se situe sur un petit replat. Logement en adobe et toit de chaume pour le coté traditionnel mais piscine fraîche mais supportable pour relaxer les guiboles après ces 6 heures de marche.

Le deuxième jour départ à 4h du mat qui consiste a remonter ce qu'on descendu la veille mais par un autre sentier. Peu à peu le soleil se lève pendant l'ascension. Je n'ai le courage de sortir l'appareil photo qu'à l'arrivée.

Le retour en véhicule est tout aussi beau. C'est toute la vallée que les cultures en terrasse occupent.

 

 

Et pour conclure ces deux jours de rando, c'est encore un bain thermal avec cette fois l'eau à 35/40ºC  pour se relaxer. La vie est belle.

 

A+

 

 

 

 


Publié à 20:28, le 26/05/2011, dans Perou, Arequipa
Mots clefs : ville colonialePerouarequipacanyon de colcaRencontrerandonnée


Commentaire sans titre

10:26, 5/07/2011 .. Publié par Loic
Ta dernière phrase est un bon résumé que je partage.

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