Marche ou rêve, de paysage en paysages

De vallée en canyon

C'est pour une région aux allures de désert que nous avons quitté Mendoza et ses vignobles. On s'est éloigné des axes routiers principaux pour arriver à San Augustin de valle fertil après plusieures heures de bus. C'est un petit village bien tranquille en cette fin d'après-midi. Il se niche entre des grandes étendues de steppe où ne poussent que des arbustes épineux d'un coté et des montagnes de l'autre.  Je n'ai pas trouvé la fertilité d'où le patelin tirait son nom mais peu importe, nous sommes ici pour visiter les parcs Ischigualasto et Talampaya inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.

Au lendemain de notre arrivée, c'est un peu le remue ménage dans ce petit village. Des karts-cross aux échappements libres font un vacarme du diable dans les rues. Un rallye doit s'y dérouler, ce qui chamboule un peu l'organisation du tour que nous devions réaliser. Il semblerait que le minibus (ou le chauffeur) soit indisponible, qu'à cela ne tienne, le groupe de 9 que nous formons dans l'hostel est réparti en voiture individuelle conduite par les gars du village. Une sortie un peu chaotique qui répond plus au nom de démerde que d'organisation. Néanmoins on ne peut que saluer la débrouillardise de notre hôtelier/organisateur.

C'est donc à cinq dans une Renault 12, avec un tendeur pour maintenir le capot du coffre d'où dépassent nos quatre sac à dos, que nous nous sommes mis en route.  La R12. Dire que cette voiture au forme aérodynamique me faisait rêver gamin. Voila donc un rêve de gosse accompli, même si celui-là, je l'avais abandonné à l'adolescence. Il faut dire que les modèles des années 70/80 sont encore d'actualité sur les routes d'Argentine comme un rappel de mon enfance.

Nous partageons cette escapade d'environ 250 km avec Isabelle et Nicolas un autre couple de français en voyage au long court comme nous. Au bout d'une heure de route, nous arrivons au premier site.

Le parc Ischigualasto également appelé vallée de la lune était un coin perdu jusqu'en 1967 où un article de presse le rend célèbre. Le site offre une géologie peu commune, doublée de la présence de nombreux  dinosaures fossilisés. Le minéral domine un  paysage hérissés de Cactus avec des roches aux formes géométriques atypiques et colorées. Quelques guanacos broutent le peu de verdure présente dans le parc.

 

 

  

 



 


Visite du parc, du musée et casse-croute terminé, notre équipage repart pour une centaine kilomètre toujours serrés comme des sardines. Le parc Talampaya est encore plus impressionnant que le premier. là aussi, c'est la géologie qui en fait son attrait. On rentre avec petit van ( les véhicules particuliers ne sont pas autorisés, tant pis pour la R12 ) dans un canyon sec dont les parois de couleurs ocres dépassent les cents cinquante mètres. L'érosion a créé des parois verticales et lisses impressionnantes. On se sent écrasé par ces masses gigantesques de toute beauté. Des pétroglyphes (sur la photo de gauche) témoignent de la présence de peuples indigènes mais les messages restent bien obscures aujourd'hui'ui. La balade se poursuit dans ces formations spectaculaires aux appellations personnifiées comme Los Reyes Magos (les Rois mages), La Catedral (la cathédrale), Los Balcones (les balcons), el castillo (le château) et El Monje (le moine).

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Nous reprenons la route en suivant le plan de notre organisateur qui était de nous laisser à l'arrêt de bus "el parador las torres" (Auberge des tours). Un nom qui nous rassurait en quelque sorte mais c'est bien entendu un boui-boui minable de bord de route qui fût notre point de chute. Nous avions bien essayé de négocier avec notre chauffeur de prolonger jusqu'à la prochaine grande ville mais il semble qu'il avait des engagements auprès de l'organisation du rallye cross.

Notre arrêt de bus est bien situé. Il fait face à une belle falaise de couleur ocre aux formes de tours mais un boui-boui reste un boui-boui. Un construction rectangulaire à toit de tôle avec les murs peints d'une marque de bière et les inévitables pubs pour Coca Cola and co. A-priori, le bus devrait s'arrêter mais y aura-t'il de la place? On se posait ce genre de question quant à la faisabilité de pouvoir partir de ce trou perdu lorsqu'en allant chercher des bières pour faire le point, je croise un colosse de deux mètres, traits indiens, cheveux long venant de terminer ses emplettes avec sa compagne.  Ils se dirigent vers leur 4x4. Je les rattrape et demande à l'homme s'il pourrait nous rapprocher de La Rioja, la principale ville à 150 km de là.

Ce ne sera pas la Rioja mais une petite ville à mi-chemin qui possède un terminal de bus. A partir de ce point, les responsables du CHSCT ou les animateurs sécurités ne devraient pas lire la suite mais honnêtement qu'il fut bon de faire ces 70 km, cheveux aux vents à l'arrière du Pick-up. Devant moi, la route traçait une ligne dans la steppe désertique ponctuée de cactus, à gauche et à droite s'élevaient de jolies petites montagnes arides tandis que les nuages batifolaient dans le ciel azur.

De Patquia, petite bourgade au croisement de plusieurs routes, nous avons repris un bus de nuit pour poursuivre notre chemin au Nord et pour une région ne manquant pas de piquant elle non plus.

 

A+.

 


Publié à 01:34, le 12/02/2011, dans Argentine, Argentine
Mots clefs : TalampayaIschisgualastovallee de la luneArgentine


superbe

04:34, 24/02/2011 .. Publié par loic
eh voila, a present je regrette de ne pas avoir aussi un super grand angle...
Continue de nous regaler (surtout que l'on se suit plus ou moins... d'ici que l'on se retrouve d'ici peu...)

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