Marche ou rêve, de paysage en paysages

Les rencontres au fil des jours, l'itinéraire, les livres lus...

Depuis le début du voyage, chaque lieu visité fait au moins l'objet d'une ou deux rencontres, échanges de quelques heures à quelques jours. Le temps de partager un morceau de voyage, une brève conversation, une sortie touristique, un trek, un resto. Cela abouti parfois à un ami facebook, une adresse mail sans que j'aie la conviction que nos chemins se recroiseront à nouveau. Peu importe,  le plus important c'est que ces rencontres enrichissent énormément le voyage. On discute, partage, réfléchi. On regarde comment les autres voyagent, leurs parcours, quelques bribes de leur vie, leurs points de vue.  On est jamais seul très longtemps en voyage solitaire.

Certaines de ses rencontres sont développées dans les articles, le but ici est plus personnel (je ne sais pas si cela intéressera les lecteurs de ce blog) afin de garder en mémoire ces contacts assortis d'anecdotes au fil du voyage. Il se mettra à jour au fur et à mesure.

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Novembre 2010: La première personne rencontrée est un français, retraité titi parisien. Nous nous sommes croisés à l'embarquement de l'aéroport CDG pour Londre. Lui partait pour Sydney, los angeles, Tahïti. Il ne parlait pas un mot d'anglais et voulait juste visiter les villes "pour voir." Le reste ne l'intéressait pas...

-L'Australie, c'est le désert, tout juste ravitaillé par les corbeaux me dit-il.

Une personnalité marquante, rebelle, partant avec beaucoup de préjugés me semble -t'il. Quand je lui ai parlé de mon projet de tour du monde, c'est abruptement qu'il me dit "on ne fait jamais le tour du monde, au mieux on fait un tour de la planète". Dans l'absolu, c'était vrai... Et donc voilà comment commença notre tour du monde: Par la désillusion que ce n'en était pas un...

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Novembre 2010: A l'arrivée à Buenos aires, c'est Béatrice et Kragen un couple d'Américains qui nous accueillirent. Malgré un petit loupé le premier soir, Béatrice nous a emmené voir un match de polo accompagné de Ruth, une pétillante anglaise apprentie journaliste et Andy, un Anglais également. Kragen est venu le lendemain ou il nous fait découvrir sa pratique de contact dance. Les rapports furent sympathiques mais sans vraiment accrocher, distant. Lui, oiseau des ténèbres restant des nuits entières devant son ordi et dormant le jour. On a dégusté une excellente parillada ensemble dans un petit resto populaire du quartier pour se dire aurevoir.

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Novembre 2010: Elle est chirurgienne, allemande et d'origine indienne. (j'ai oublié de noter son prénom). L'échange était vraiment intéressant surtout avec les personnes qui possèdent comme elle deux cultures. Avoir un double regard est toujours enrichissant. Elle a soigné Sandra d'un probable nid de moustique  inséré derrière le mollet. Canif et désinfectant, elle se retrouvait en chirurgienne de campagne. Nos routes se sont croisées à Colonia pelegrini et aux chutes d'Iguazu avec Sandra.

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Décembre 2010: Toujours à Colonia Pelegrini (Argentine), sympathique barbec du village avec Belen et deux prof de biologie de l'université de Buenos aires. Elle étudie les hirondelles qui font la migration entre le Canada et l'Argentine pour son master. Charmantes discusions, on parle photos, d'oiseaux. Quelques heures agréables autour de viande de boeuf et de bière sous le soleil...

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Décembre 2010: Deux jeunes mariés Colombiens, rencontrés pendant le rafting à Bariloche. On parle de la Colombie; ils réfutent le traitement encore trop sommaire du Lonely planet sur leur pays. Évidement, on parle d'Ingrid Bettancourt qui ne jouit pas d'un soutient de la population dans son pays. Surtout par sa demande de dédommagement exorbitante qu'elle a réclamé au gouvernement Colombien et qui visiblement ne passe pas. Ils sont jeunes, sympas, agréables. Prêts à nous donner des adresses lorsqu'on visitera leur pays. Vivement la Colombie.

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Decembre 2010: On roule, on roule sur cette ruta 40 dans l'immensité aride de la Patagonie Argentine. Le crépuscule s'amorce, soudain, une pancarte indiquant camping, resto etc. On s'engage sur notre droite pour dix petits kilomètres et on arrive sur une petite maison blanche  au milieu de nulle part. Ancienne hacienda, c'est maintenant un petit point d'arrêt où on peut manger des spécialités maisons (tarte, gâteaux, empenadas etc.). Une sorte de salon de thé dans l'offre mais pas vraiment dans le style. Il y a là 4 personnes, un couple d'Italien et deux auto-stoppeurs français. Quelques mots échangés ils vont camper un peu à l'écart de la maison, dans le lit creusé d'une rivière et à l'abri du vent. Camper, c'est aussi notre souhait. On se joint à eux et proposons un barbec. Dans l'enthousiasme on se charge de quelques bouteilles de vin argentin (qu'il faudra renouveller au cours de soirée). Dans ce groupe hétérogène mais unis par le voyage, il y a ce couple d'italien (mon carnet de voyage volé, je n'ai pu les prénoms). Ils n'aiment pas leurs boulot dans l'armée où ils dénotent un peu de la mentalité générale. C'est vrai que les militaires ce n'est pas une catégorie qu'on voit souvent dans les voyages au long court. Les deux français se sont rencontrés à Ushuaia et font route ensemble. Un des compère est venu accompagner l'équipe de France de foot handicapé et prolonge son séjour dans ce pays du ballon rond. L'autre, Swan (seul prénom dont je me souviens), a à peine terminé son CAP de boulanger qu'il est parti à l'aventure. Beaucoup de stop et des expériences mémorables comme échanger le volant avec un camionneur qui l'a embarqué ou bien payer son séjour à El Calafate en faisant du pain français dans le four du backpacker en les vendant au porte à porte.  Voila, boire, raconter nos expériences autour du feu sous une nuit étoilée étincelante. Ce sont ces improvisations et moments magiques qui me vont aimer le voyage.

 

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Janvier 2011: Quelle erreur encore, je n'ai pas noté les prénoms de ce charmant couple de retraités trekkers (martine et jean je crois). Nous avons installés nos tentes par hasard l'une à coté de l'autre au campamento Italiano lors de mon treking au Torres del Paine et évidement, la langue française nous a rapproché. Hé bien, voila deux sympathiques personnes qui partagent la même passion de la rando. Ils ont parcouru la France, les parcs et réserves des Alpes, des Pyrénées de long en large. (Faudra que je découvre mon propre pays un jour.) Encore une fois la jeunesse est un état d'esprit plus que le nombre des années qui s'ajoutent. Dynamiques, enthousiastes, ils profitaient de leur retraite pour visiter le Chili, la Patagonie à la routarde.  On s'est recroisé dans un back packer à Ushuaia et pendant les blocages des grèves à Punta Arenas. Si on me demande comment je veux vieillir,  voila la réponse.

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Janvier 2011: Bindu était malade et dormait beaucoup lorsque nous partagions le même dortoir à Ushuaia. Puis allant mieux, nous avons échangé sur nos voyages respectifs. Elle est Londonienne d'origine indienne travaillant pour la BBC.   Je me souviendrai longtemps de l'émotion avec laquelle elle nous parla des trois mois passés au Ladakh pendant et après les pluies torrentielles qui avaient ravagées la région. Ce retour vers ses racines, de la gentillesse, de la solidarité des habitants. Bref, ça me donne envie d'aller découvrir l'Inde. Là aussi la richesse de la double culture offre un regard différent. Par la facilité de Facebook, nous nous sommes retrouvés un petit mois plus tard à Salta en Argentine autour d'une bonne pizza et des vins Argentins dont elle est friande. Elle tient son blog (en anglais). Pas le temps de le lire sérieusement, ce sera pour le retour, mais le peu que j'en ai parcouru me semble très bon.

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Janvier 2011: L'appel de la moto sans doute? Nous étions au blocage des grèves au retour d'Ushuaia, sa moto était immatriculée en France et  je lui ai demandé comment se passait son voyage. Un bref échange, puis Loïc me tend sa carte de visite de son blog. Le hasard a voulu qu'on se recroise dans Punta Arenas bloquée, sans doute à la recherche d'instant photos comme moi. Re-hasard, on se retrouve dans un bar à Puerto Natales après les passages des barrages. Il était cette fois accompagné de Typhaine et Ludivine en voyage au Chili. Un petit groupe s'était formé lors de notre embarquement pour remonter au Nord via les fjords Chiliens. Refaire le monde, jouer au Uno, parler lecture, photos,  motos, danser au bal du commandant. Trois jours en d'agréable compagnie. Et c'est clair, retour sur un deux roues dès que possible et pas en motard d'élevage.

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Janvier 2011: Je n'ai pas rédigé d'article sur Puerto Varas (Chili) où l'on a pas trop accroché comme on dit. Ce qui nous reste de notre passage ici : L'australian ass hole, un jeu de carte que  Tim un Canadien anglophone nous a appris autour de quelques bouteilles de vin. Est ce que je me souviendrai des règles à mon retour?

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 Janvier 2011: Un couple de Suisse Allemand. Nous avions échangé quelques mots lors de la croisière Puerto Natales / Puerto Montt et comme nous sommes nombreux à parcourir l'Amérique du Sud, se retrouver aux points touristiques majeurs n'est pas une surprise. C'est à Pucòn qu'ils nous ont dépanné. Un peu court d'argent, ils nous manquaient l'équivalent de 3 ou 4 euro pour payer l'entrée et le camping du parc Huerquehue. Bref, on avait pensé à tout: Bouffe, toile de tente, carte, logistique. On a juste oublié de retirer un peu de pesos. Nous voila coincés à l'entrée du parc ou condamnés à réduire notre excursion de trois jours à un. Solidarité de voyageurs, ils sont venus spontanement nous donner ce qu'il manquait. Voila se faire dépanner juste par sympathie sans besoin de retour. On rencontre souvent ces voyageurs ouverts, chaleureux, généreux qui partagent la même passion de barouder. Par chance, nous nous sommes recroisés dans la ville après notre rando et j'ai remboursé ma dette autour de délicieuses glaces.  

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Février 2011:  Où comment refaire le monde et parler politique autour d'un barbecue à Mendoza au retour d'une balade à cheval. Longue conversation avec Herminio un Portuguais, expatrié pendant une vingtaine d'année au Canada. Là encore, double culture, double vision et enrichissement des points de vue. Rien de fondamental mais c'est bon de refaire le monde pendant qu'on en fait le tour. Et si c'était ça le but plutôt que les photos et la rando...

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Février 2011: Joyeuses parties de Uno où l'on initie les non-initiés anglaises, Suisse allemandes. On apprend encore de nouvelles règles de ce jeu diabolique grâce à Isabelle et Nicolas en vadrouille au long court comme nous. C'est avec eux que la journée de la visite d'Ischigualasto et Talampaya s'est terminée à l'arrière d'un pick up avant de prendre le bus de nuit pour Salta.

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 Février 2011: Comme nous avions loué une voiture pour découvrir la région de Salta / Cachi / Cafayate, c'est tout naturellement que nous avions pris Jean en stop qui attendait au bord de la piste à la sortie de Cachi. Jean, retraité Canadien qui venait de faire quelques mois comme bénévole dans une association en Bolivie et qui redescendait en Argentine à la recherche d'un pied à terre. Alors évidement, c'est toujours intéressant de partager nos points de vue avec nos cousins Canadien et c'est  un plaisir d'entendre leur chaleureux accent. Pendant deux jours, nous avons visité ensemble les coins autour de Cafayate, partager un repas sur un table traditionnelle avec les différents vins de la région. Et puis chacun a repris sa route. Il n'est pas nécessaire d'en faire des tonnes, relations simples agréables qui rendent le voyage plein de surprise.

PS: Jean je n'oublie pas de t'envoyer les photos au pire tu peux télécharger celle du blog mais mon disque dur de stockage photo est tombé en rade. Si les CD que j'envoie arrivent bien à destination, je te les transmettrai à la fin de mon trip.

 

Février 2011: Toute la petite bande de San pedro de Atacama. J'avais parlé de Pedro mais autour s'était greffée une jolie équipe de 12/13 personnes qui écumèrent les bars du village, voir supportait l'équipe de France de Rugby qui s'était fait ratatiner par l'Angleterre.

Chilien, Anglais, Neo-Calédonien, Français expatrié, Danoise bref, on a éclusé quelques litres de bière. Certains plus que d'autres. Une partie a dessaoulé dans les sources d'eau chaude des geysers del Tatio au lever du soleil. Et surtout des souvenirs de grosses rigolades.

 

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Mars 2011: Un mélange de famille Suisse, d'une voyageuse Australienne et nous. Voila la composition de notre 4x4 pour Uyuni. Ambiance bon enfant. Pas d'euphorie mais des gens sympathiques, simples et agréables et ça vaut toujours mieux que de partager trois jours avec des fâcheux dans les paysages magnifique du sud Lipez.

Vamos a la playa, n'est ce pas Alain?

Là aussi des photos a transmettre mais même problème de stockage photo.

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Mars 2011: Croisées sur le parcours d'Uyuni mais dans un autre véhicule, Ella, Doran les anglaises ainsi que deux Polonaises expatriées à Dublin avec qui nous avons fait un bout de voyage sur quelques jours. Elles nous racontent les affres et difficultés du travail en Angleterre et en Irlande. C'est vraiment un point commun de beaucoup de voyageurs: Quitter un boulot qui les dégoûte, où ils ne sont pas reconnus, des rapports humains difficiles, la crise se rajoutant dessus. Ce n'est pas mon cas mais nombreux voyagent par dépit du travail (surtout les Européens.)  Il y a peut être des questions plus larges à se poser... Avis au managers s'il y en a qui lisent...

Nos chemins se sont rejoints à Sucre et à Copacabana par la suite.

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 Mars 2011: Lizzy, anglaise pure souche mais pas des quartiers hip de Londre. Elle est plutôt des banlieues populaires de York. Elle est fière de dire qu'elle n'est jamais allée à Londre. Drôle, raconteuse d'histoire hors paire avec des expressions venues des pub où elle a travaillé et qu'on ne comprend pas toujours. Issue d'une famille de rugbyman, elle est venue regarder des matchs du tournoi des six nations avec moi et les deux fois les français ont perdu (Angleterre et Italie).

- Merci Lizzy, je ne l'inviterai plus, tu nous portes la poisse lui ai-je dit.

On a bien rigolé surtout son récit de trek au Chili avec un énergumène et qu'elle seule sait raconter. Elle nous a dépanné d'un peu d'argent  pendant que les banques étaient fermées après le Carnaval à Tupiza. Alors d'Atacama en passant jusqu'à Sucre,c'était un plaisir d'avoir croisé nos itinéraires sud américains. Au vu des français qu'elle même a rencontré lors de son voyage, elle est maintenant intéressée de découvrir le pays des froggies. L'entente cordiale renouée en terre américaine.

 Mars 2011: Caroline accompagne Lizzy et on s'est joint à ce duo anglo-allemand. C'est la première voyageuse et la seule rencontrée jusque là qui voyage sur plus d'une année. Dans quelques mois elle fêtera son anniversaire de voyage. Etre femme et voyager seule est loin d'être un handicap, il suffit de vouloir.

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Avril 2011: J'avais un avis plutôt neutre vis à vis des Israéliens. Je n'avais jamais eu l'occasion d'en rencontrer, ne connaissant que les rapports difficiles de la politique étrangère du pays, m'étant intéressé à l'Histoire des conflits, la religion mais sans plus. Hors, comme me disait Lizzy, je les aime bien mais quand ils sont seuls. C'est exactement mon avis. Ils ont inventé le concept de voyage indépendant mais en groupe. Et comme dit Brassens, dès qu'on est plus de trois on est une bande de con. Ils ne faillissent pas à la règle. Le coté grégaire fait qu'ils se retrouvent à 8/10 dans les back Packers, ajouté à cela une relative jeunesse, 20/22 ans pour la plus part et où le long trip Sud américain semble un passage obligé après l'armée , un défouloir, un moment de liberté, faire la fête. Après des moments durs. C'est bien pour eux, je les félicite de voyager mais au contraire de tous les autres voyageurs, ils se renferment sur leur groupe. Immatures, peu respectueux des autres, partager quelques nuits avec eux dans le même hôtel n'est pas une sinécure. Le coté groupe contre individus indépendants. J'ignore les autres, je m'en fous, à peine dis-je bonjour.

J'en ai discuté avec Israéliens plus âgés et voyageant seuls (ça existe, rare mais ça existe). Ils regrettaient également la mauvaise image que ces attitudes provoquaient. Je pense que voyager en groupe engendre ce genre de réaction, peu importe la nationalité. Décider de rester avec les personnes de sa culture plutôt que s'ouvrir sur celle du pays qu'on découvre est une perte. Dommage pour eux.

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Avril 2011: Très brève rencontre au petit déjeuner à Tarija (Bolivie) avec de couple en voyage autour du monde original puisqu'en ULM. www.earth-colors.fr, Ils avaient des difficultés pour obtenir les autorisations de vol mais cela semble résolu.

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Avril 2011: Ce matin, c'est la panique. Je retourne le lit, fouille partout, les sacs, les poches. J'ai perdu mon porte-feuille. Passeport, carte de crédit, argent. Je suis mal, très mal. Certain de l'avoir encore hier. Et puis la douche, c'est ça. J'ai du l'oublier dans la douche commune, alors quelqu'un a du le remettre à la réception. Rien à la réception, on se met à douter... Je m'adresse alors à la cantonale aux personnes attablées pour le petit déjeuner, demandant en anglais si personne ne l'a trouvé. J'étais incapable de parler en espagnol. C'est alors que Françoise est venue spontanément me voir pour savoir si j'avais besoin d'aide. Entre Français, on doit s'aider me dit-elle. Oui, si la fraternité de notre devise nationale à un sens lui répond-je. Tout en discutant, un couple d'Argentin s'installe en face de nous et Françoise dans un bien meilleur espagnol que je ne l'aurait fait leur explique mon cas. Et c'est le mec qui me dit l'avoir trouvé. Soulagement intense, aussi fort que la panique.

Que dire de cette anecdote? Entraide entre voyageurs, fraternité là encore. Les problèmes permettent de rencontrer du monde disait un autre ami blogeur / voyageur. Même si cela fut très bref, chacun devant suivre son programme, c'est un remerciement et une fière chandelle que je lui dois.

Françoise est chanteuse, flûtiste, ci-joint son My space.

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Mai 2011: A Iquique, c'est une soirée aux mélanges incertains d'espagnol et d'anglais que j'ai vidé quelques bières avec deux Tawainais. Jimmy  et Scotete  (je vous passe les idéogrammes que j'ai sur mon carnet de note). Jimmy, la cinquantaine, arrivé ici depuis 25 ans. Il me dit posséder une belle maison, plusieurs apparts en ville. Une certaine prospérité, loin de ses racines. On parle bien sûr de nos vies respectives, du voyage. Ah, si je pouvais me dit'il en m'interrogeant sur mon trip...

Scotete, c'est une autre génération. Venu cette année pour le buisness aussi, il a tout juste la trentaine. Il regrette son choix, sa belle est restée à Taiwan et je pense son contrat terminé, c'est un retour au pays qui se profile. Ces rencontres sont un rappel permanent de la chance que j'ai de pouvoir entreprendre ce voyage. Au Chili, on travaille 45H/semaine, 3 semaines de vacances par an et retraite à 65 ans. L'espérance de s'arrêter un an de travailler est un rêve inaccessible pour la classe moyenne.

 

Mai 2011: Ça a causé politique, vision du monde. Je crois avoir parlé beaucoup comme souvent lorsque un sujet me passionne. Didier et Constance sont un couple en voyage au long court et que j'ai  rencontré au fond du canyon de Colca. Constance a travaillé dans un bureau politique de la mairie de Paris. Échange toujours intéressant par ces collaborateurs proches de ceux qui nous gouvernement. Leur blog.

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Juin 2011: Bon petit groupe international pendant les 5 jours du trek de salkentay. Si je ne devais décrire qu'une personne c'est bien entendu Sanita la Lettonne. Parce que c'était la première Letonne que je rencontrais et ça a toujours le don d'attiser ma curiosité. Je lui ai fait découvrir la moto dans les routes sinueuses de la vallée sacrée vers Cusco pour sortir des tours trop "touristisés" et surtout en échange du prêt de son appareil photo quand le mien était en panne. On a continué le voyage ensemble jusqu'au Titicaca. J'aimais bien quand elle me parlait des voyages atypiques  comme la  Géorgie. Elle a la chance de parler Russe ce qui doit changer bien des approches avec les populations locales. Bref ça change des nombreux Français, Suisses, Anglais, Allemands, Hollandais, Australiens, Américains, Israéliens qui forment le gros des groupes de "mochileros" qui sillonnent l'Amérique du Sud.

 

Juin 2011: C'est deux jeunots venus se frotter au mal d'altitude des Andes et c'est autour d'une bière partagée au bivouac, que papy Laurent a donné ses bons conseils de vieux randonneur. Geoffrey et Thibault étaient partis un peu légers et pas forcement bien équipés pour leur première rando en indépendant. On a conclu la rencontre autour d'un bon repas à Huaraz autour de cuy et de choucroute.

Leur voyage continue et à suivre sur un de leur blog.

 

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Juillet 2011: Va savoir pourquoi, dès les premiers échanges de mot, ça a "accroché" comme on dit. On était a attendre un hypothétique départ pour une plongée qui ne s'est pas faite. La rentabilité d'un commerce en Equateur ne semble pas forcement être la même que nous. (malgré tout les efforts d'Isabelle, la suissesse en villégiature galapagossienne). Bref, je revenais de ma croisiére "de luxe", d'où tu viens?, qu'est ce que tu fais?, quel est ton voyage? En dehors de vouloir plonger je cherchais accessoirement une chambre pour la nuit suivante. Spontanément il me propose de partager la sienne (soit 5USD chacun). Un fois mon blog mis à jour on s'est retrouvé en soirée, bu quelques bières, avalé un plat de poisson dans un resto sur la rue pour terminer avec quelques caipirinha. Parfois on échange, on s'ouvre plus avec ces presque inconnus qu'avec des gens plus proches. Peut être a t'on besoin de confidents après les longues réflexions du voyage en solitaire? On avait le point commun, celui d'avoir commencé le voyage à deux et le continuer seul. Pour avoir découvert son blog, c'est un amoureux des mots et des réflexions sur le voyage le tout teinté d'humour.

Une rencontre courte mais sympa, agréable comme je les aime.

Juillet 2011: Lizzy et Caroline le retour: On s'était quitté en mars après avoir fait un bout de route ensemble pendant une petite semaine et puis chacun avait pris un itinéraire plus ou moins différent mais toujours en gardant le cap au Nord. Magie du hasard et de facebook réunis, nos chemins se sont recroisés à Puerto Lopez en Equateur. Histoire de discuter de nos aventures, expériences de voyageurs autour d'une bière. Lizzy a enfin acheté un appareil photo mais depuis 2 mois elle n'en a fait qu'une dizaine. Cette fille est atypique...

Juillet 2011: Alexsandra est allemande et a quitté son job de prof pour venir enseigner l'allemand à Buenos Aires. 4 mois plus tard elle sillonne l'amérique du sud et remontera jusqu'en Alaska. Nous avons fait un bout de chemin ensemble de Quito jusqu'à Cali. Si vous connaissez l'allemand vous pouvez toujours aller voir son blog.

Juillet 2011: Une conservatrice (ou restauratrice) de musée singapourienne n'est pas le genre de voyageuse qu'on rencontre tous les jours et pourtant on s'est rencontré sur la petite piste Colombienne qui nous menait à une finca de café. Echange sympa, de quoi agrémenter les quelques kilomètres de marche pour atteindre notre ojectif. Je crois me souvenir qu'elle s'appelait "chowé"...

Juillet 2011: Mike est américain, New-Yorkais. On a marché ensemble sur un bon rythme qui nous ont distancé des autres randonneurs dans la vallée de Cocora. Au passage du pont que la crue avait détruit j'ai sagement rangé mon Canon dans mon sac pour sauter de rocher en rocher. Un fois sur l'autre rive, il n'a pas hésité à me lancer son reflex par dessus la rivière. Pas peur le mec mais bon même si je l'avais fait tomber ce n'était qu'un Nikon.

Juillet 2011: J'avais un peu discuté avec Omar, un Colombien rencontré à mon hostel la veille. Il parlait très bien français puisqu'il avait étudié deux ans en France. Avant le repas qui s'est improvisé sur le moment, je suis vite allé chercher mon petit lexique d'espagnol car Théo, un Hollandais nous accompagnait. Ce diner  entre un Colombien, un Hollandais et moi avait de grande chance de se dérouler dans la langue de Cervantes. En fait pas du tout, puisque Théo est prof de français et francophile. M'attendant à voir un routard plus ou moins de mon age, je vois apparaitre dans le hall un bon sexagénaire en pleine forme. Il est à Manizales, une ville moyenne de Colombie où il a adopté il y a une trentaine d'année (ou plus) ses enfants. Donc un repas internationnal en français à découvrir les spécialités culinaires Colombiennes. Chicharon, frijoles. Si il y en a une dont je me souviens bien c'est le patacon (avec un nom comme ça, ça ne pouvait m'échapper). Une galette plate frite à base de plantain (banane). Bref agréable de discuter de tout, de rien de politique. Et ne parlez pas d'Ingrid Betancourt à un Colombien: Elle est détestée.

Aout 2011: Il lui a demandé sa main au milieu de l'atlantique et par l'annonce du pilote et sous les applaudissements des passagers. Benjamin et Jenny se sont donc dit oui dans l'avion qui les menait en Colombie ou nous avons fait connaissance dans la boue d'un volcan avec Monserrat la comuniste Espagnole. On a continué quelques jours ensemble avec ce couple sympathique et pleins de ressource.

Aout 2011: Hormis joe, l'Australien, nous étions tous des trentenaires européens en route pour une citée perdue au milieu de la jungle. Nikki la Belge, Sam l'Ecossaise, Peter et Ed les Anglais, Eneko l'Espagnol, Theo et Hywel les Hollandais, Markis et Irina les Grecs, Patricia l'Allemande et comme une magie inexplicable une bonne ententente  s'est créee dans ce groupe cosmopolite. Si l'économie, la diplomatie patine parfois, ces rencontres me font ressentir pleinement Européens. Le sentiment d'apartenance a un groupe heterogene mais avec des valeurs communes. Et j'aime cet internationalisme, ce partage des idées, des peuples. 

Aout 2011: Maria et Thomas sont en long voyage sud américain apres avoir passé plusieurs années en Corée du Sud comme prof d'anglais. Ils ont été mes compagnons d'un jour pour mon anniversaire et la visite de la maison de Pablo Neruda pres de Valparaiso. Cela aurait été un peu triste de rester seul ce jour la.

Septembre 2011:  Une rencontre a l'aeroport improbable et pourtant 10 jours a rouler ensemble avec manu un footeux au pays du Rugby d'Auckland a Wellington. Entre petite rando, baignade dans les eaux chaudes, saut en parachute, match de rugby et petite biere quotidienne. Bon echange sur le benevolat entre son experience africaine et peruvienne. Il m'a reappris aussi a remodere mon budget apres 9 mois d'amerique du sud ou les habitudes prises de ne pas trop regarder les prix en raison de mon niveau de vie la-bas.

Octobre 2011:  Quand un mec du BTP rencontre un autre mec du BTP ils se racontent des histoires de BTP. Cela m'a fait plaisir de retrouver Benoit. Et meme si c'etait involontaire il a commence a me remettre dans le bain du boulot. CCTP, CCAG, architectes incompetant, entreprises brillantes ou sous traitant defaillants, maitre d;ouvrage, pilote, synthese, lettres recommandees, receptions de travaux, reserves, e-mail a n'en plus finir et harcelement telephonique. Bref tout un vocabulaire que je n'avais pas pratique depuis mon depart. Bon, on a pas parle que de ca, heureusement. Il y a aussi le Vanuatu et mes expatriations pour moi, cette vie d'expat qu'on a connue et parfois nous (lui) manque.

Octobre 2011:  Un petit couple bien sympathique que Jenyfere et Cedric qui faisaient leur premier trek. La coupe du monde de Rugby tombait bien pour alimenter les conversations pendant les rudes pentes volcaniques autour du lac et le volcan Rinjani. Bon partage avec des personnes agreables pour discuter lors des repas en regardant le soleil se coucher sur les montagnes. Une bonne rencontre, quelques echanges cordiaux, que demander de plus.

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L'itinéraire Amérique du Sud

 

 

Itinéraire Nouvelle-Zélande


 

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Livres lus au cours du voyage:

Chroniques de l'oiseau à ressort  - (Haruki Murakami) - Nov. 10 - Pris au départ

Deuxiéme livre avalé de cet auteur déjanté et toujours succulent. Histoire dans le japon contemporain assez étrange et fantastique. Ce qui me plait ce sont les petites anecdotes et réflexions qui fourmillent  au travers du roman.

Un turbulent silence - (André Brinks) - Dec 10 - Pris au départ

Grande saga familliale sur l'histoire d'une famille de colon dans les paysage désertique au Nord du Cap. En savoir un peu plus sur l'histoire de mon pays préféré.

Ma première femme - (Yann Queffelec) - Dec 10 - Pris au départ

Un style haché dont il faut quelques temps d'adaptation avant de rentrer dedans. Histoire familliale, autobiographique de l'auteur.

Teen spirit - (Virginie Despentes) - Dec 10 - Pris au départ

Un trentenaire rocker looser se découvre papa d'une gamine de 13 ans. Bonne écriture mais le livre ne me laisse pas plus de souvenir que ça.

L'échappée belle - (Anna Gavalda) - Dec 10 - Pris au départ

Qu'il est rafraîchissant de livre un livre comme celui-la. Aussi bon qu'une gorgée d'eau fra^che par grande soif. C'est léger, heureux, agréable... La vie est belle.

La carte et le territoire (Michel Houellebecq) - Jan 10 - Pris au départ

Toujours le coté sombre de notre vie contemporaine et qui s'extrapolle dans un avenir pas toujours gai. Le couple, les corps qui viellissent, la fin de vie, la criique de l'art, la télé sont les thèmes dévelloppés. L'auteur gonflé se met en scène (toujours aussi bien qu'un autobiographie) et va jusqu'à décrire son assassinat. Bien écrit, il faut le lire.

Le château - (Kafka) - Dec 10 - Acheté au Brésil

Oeuvre non achevée se Kafka décrivant des mécanismes d'illogisme qui font froids dans le dos. Et non, ce n'est pas parcequ'il y a beaucoup de fonctionnaires que cele fonctionne mieux.

Les gaietés de l'escadron - (Georges Courteline) - Dec 10 - Acheté au Brésil

Souvenir d'armée avant 1914 de Courteline. Anecdote de chambrée et autre... Un livre dont on peut se passer. Je l'avais acheté car je connaissais vaguement le nom de l'auteur.

Femmes, éternellement - (jean Chalon) - Jan 11 -Échangé au Camping d'Ushuaia

Un chapitre sur chaque type de femme rencontrée. (la sainte, la méduse dévastatrice, la croqueuse). Ouais, bof... Ça se lit vite heureusement. Pas vraiment emporté, pas indispensable.

Beloved (Toni Morisson) - jan 11 - Pris au départ

Il traînait depuis longtemps au fond de ma bibliothèque. Une tentative avortée mais cette fois je suis allé au bout de cette histoire de fantôme et d'esclavage dans les états Unis. Il faut s'accrocher au style et au pronom personnel sans référence, reprendre quelques chapitres pour s'y retrouver. Prix pulitzer sans doute mais pas de vrai plaisir de lecture.

Le dernier mousse - (Francisco Coloane) - jan 11 - Lu sur le ferry

Assez étonnant, je lisais ce livre dans l'exact environnement ou il se passait. A savoir les fjords chilien entre Puerto Natales et Puerto Montt. L'histoire d'un petit passager clandestin de 14 ans dans un navire de guerre. C'est une nouvelle plus qu'un roman. Un fin un peu gentillette et téléphonée. A savoir si c'est la traduction ou l'original mais le style est un peu lourd, sans imagination, trouvaille. Bien dans le contexte mais sans plus.

1984 (Georges Orwell) - fev 11- Acheté à Montevideo

Un classique que je n'avais pas lu. La dictature parfaite. Refaire l'Histoire en temps réel, minimiser le vocabulaire pour réduire la pensée. Un livre qu'il faut avoir lu: C'est fait

Mercure (Amélie Nothomb) - Fev 11 - Pris au départ

Comme toujours chez Amélie Nothomb des histoires étrange mais toujours porté par un bon style. La trame et "l'astuce" du livre en font un tr`s bon moment de lecture.

La maison des esprits (Isabel Allende) - Fev 11 - Acheté à Santiago

Lire "la maison de esprits" au Chili, un pléonasme? Non bien sur, connaitre un pays par sa littérature est toujours agréable quand il se double de la visite de ce même foutu pays de volcan et de tremblement de terre, jusqu'au coup d'état de 1973. Très bonne lecture.

Le tour du monde en 80 jours et à vélo (Guillaume Prébois) - Fev 11 - Donné à Mendoza

Premier non-roman. Les chroniques quotidienne d'un journaliste et bon cycliste paru dans le Monde (le journal). Fourmille de rencontres et d'anecdotes de voyage. A la question au bouquiniste: Je cherche l'aventure, celui-ci lui avait tendu le livre de Jules Verne et ainsi démarra l'aventure

Une passion fauve (Françoise Bourdin) - Fev 11 - Échangé sur le ferry

Saga entre deux guerres et même plus d'une famille de saltimbanque de cirque Hongrois. Une famille de dompteur peu vraisemblable, pleins de clichés stylistiques. Je pourrais être très méchant sur le style, l'histoire... Bref abstenez vous sauf s'il n'y a que ça à lire, ce qui fut mon cas.

La possibilité d'une île (Michel Houellebecq) - Fev 11 - Acheté à Santiago

Si les raeliens avaient raison: Réussir à cloner l'homme. La suite, et bien Houellebecq l'invente de manière crédible et c'est bien.

Elle s'appelait Sarah (Tatiana de Rosnay) - Mars 11 - échangé à San Pedro de Atacama

 L'histoire du Vel d'hiv, déportation des juifs. Bonne histoire qui rappelle la grande. Bon livre.

Voyage d'une parisienne à Lhassa (Alexandra David-Néel) - Mars 2011 -

Découvrir Lhassa au cours d'un voyage, d'une aventure de 9 mois a travers les montagnes tibétaines pour atteindre la ville déjà interdite en ce début du 20eme siècle. Fourmille d'anecdotes et rencontres comme les voyages finalement.

La madone des enterrements (Sophie Kinsela) - Mars 2011- Échangé sur le ferry

Littérature "easy reading", ça existe comme le easy listenning en musique? Bref ça se lit. Il ne m'en reste pas grand chose. On passe au suivant

Le dahlia noir (James Elroy) - Mars 2011- Books exchange à Copacabana

Heureusement qu'il était là celui-la. Juste après mon vol de sac à Potosi. Il m'a fait oublier un peu mes malheurs. Une intrigue noire, prenante, à suspens. On ne débande pas et difficile de lacher le bouquin. Un polar excellent, des personnages formidables et du style. Gros coup de coeur.

Salammbô (Gustave Flaubert) - Avril 2011 - Échangé à Coroico

Un classique oui, Chiant? Oui, très. D'accord du style, de la maitrise de la langue, des recherches fouillées sans doute mais on y croit pas une seconde à ces palais, ces chambres couvertes d'or et de rubis. Une antiquité improbable. Ce fut long et dur de le terminer celui-la. 

Bourlinguer (Blaise Cendras) - en cours, pas fini parti avec mon sac...

3 ou 4 chapitre avalé. Assez mitigé, j'attendais beaucoup de cet auteur (surtout au niveau du style et des phrases interminables prolongées à coup de point virgule...). Ce qu'il racontait me plaisait parcontre.

Promets-moi (Harlan Coben) - Avril 2011- Pris à Saimapata

Bien écrit, du polar prenant et en même temps critique, ou chrnonique de la vie américaine. Très bon, je conseille.

Hors de moi (Didier van Cauwelaert) - Mai 2011 - En Bolivie mais où???

Là aussi très bon. Je conseille aussi. Bons moments de lectures

Le magasin des suicides (Jean Teulé) - Mai 2011 - Pris à San Pedro de Atacama 

Quelques bonnes trouvailles, c'est original. Peut être un peu trop de foin autour de ce livre dont on disait monts et merveilles. C'est bien mais pas autant que j'en attendais.

Une comédie française (Erik Orsenna) - Mai 2011 - Pris à San Pedro de Atacama

Roman familial autobiographique de sa jeunesse après guerre. Un regard sur ces époques de libération. guerre d'Algérie etc. Ça se lit.

Notre dame de Paris (Victor Hugo) - Mai 2011 - Pris à Coroico

Du classique mais que j'aime bien. Pas lu jusque là, il n'est jamais trop tard. Et donc maintenant je connais tout de Frolo, Quasimodo, Esmeralda et ce Paris de Louis XI.

L'empire des anges (Bernard Werber) - Juin 2011 - Pris à Cuzco

La description du paradis d'un point de vue ni religieux, ni scientifique. Ça fourmille de réflexion sur la mort, la vie, l'au de là. Bref très bonne lecture et c'est un roman.

Un homme accidentel (Philippe Besson) - Juin 2011 - Pris à Cusco

Là oui, il y a du style. Une histoire d'amour bien racontée dans cette Californie Hollywoodienne. Je conseille fortement.

Le diable (Alfred Neumann) - Juin 2011 - Acheté à Cusco

Retour au moyen âge (même période que notre dame de Paris). Intrigue et roman psychologique entre louis XI et son conseiller Olivier Necker dit le diable. Bien, les intrigues du livre sont parfois difficile à saisir mais le reste se lit bien. Bons moments de lecture.

La biographie de la faim (Amélie Nothomb) - Juin 2011-  Échangé, lu à Huanchaco

Lu presque d'une traite, le meilleur de Nothomb je pense. Le roman retrace la vie de fille de diplomate. On voyage dans ce roman vu par le prisme de la faim. Très Bonne lecture

La route (Cormac Mac Carthy) - Juin 2011 - Acheté à La Paz

Deux êtres qui déambule dans l'amérique redevenue sauvage après l'apocalyspe. Itininéraire, rencontre. Deuxième prix Pulitzer et on ne peut pas dire que mes goût correspondent aux membres du jury. J'ai trouvé un poil long et attendu. Les dialogues entre l'homme et l'enfant sont particulièrement insupportable. Ou sa civilisation on retourne à la barbarie, un bref voyage en Afrique noire (genre Nigéria) vous le fait comprendre bien plus que ce lourd roman. Moyen

Debout les morts (Fred Vargas) - Juin 2011 - Acheté à La Paz

Un rompol bien ficellé. L'idée de se faire rencontrer le monde de la recherche et celui de l'opéra est déjà assez décalé. J'aime le style, les trouvailles verbales bien vues avec un soupcon d'humour. Très agréable lecture.

Je t'ai donné la vie (Louise Voos) - Juin 2011 - Échangé à Trujillo

Greffe de moelle osseuse, enfant malade, histoire d'amour, édition france loisir. J'avais déjà une approche plutôt négative et le risque de tomber dans les "bons sentiments" et pleins de clichés avec le happy end qui va bien. Il y a de ça! Mais l'auteur s'en sort bien et au final c'est une bonne lecture. Plongée dans la psychologie féminine qui n'est pas une mince affaire mais c'est quand même plus moderne que la princesse de Clève. Donc pas si mal.

Lucienne (Jules Romain) Juillet 2011 - Acheté à La Paz

Un personnage féminin écrit par un homme, faudrait voir l'avis d'une femme. L'histoire se passe début XXeme chez les bourgeois de provinces et toutes les manies et manières de cette époque. C'est un peu daté, ne pas s'attendre à beaucoup d'action. Principalement des portraits, des personnages et un style agrèable.

Travail soigné (Pierre Lemaître) - Juillet 2011 - Echangé aux Galapagos

Autre univers, autre ambiance et bien plus excitant à la lecture que le précédant. Un thriller bien mené dont on décroche difficilement. Au début, je trouve des ressemblances avec le dalhia noir (lu quelques mois plus tôt). Quelques pages après je comprend que le meutrier du livre reproduit ses crimes à l'identique de polar à succès. J'aime bien les personnage le style même si parfois l'auteur bascule dans quelques facilités. Il a pourtant de bonnes trouvailles. Bref, j'ai kiffé.

La lumière du lac (Bernard Clavel) - Juillet 2011 - Echangé à Trujillo

Retour au Moyen Age pendant la guerre que Richelieu mème dans la franche comté. Un petit groupe d'artisan et de paysan ont quitté leur village pour retrouver la paix en Suisse. Bien écrit mais rien qui ne laisse cette écriture inoubliable.

Nuit grave (Ben Elton) - Juillet 2011 - Echangé à Salento

Et si on légalisait la drogue, pas seulement le canabis, toute les drogues de l'héro au crack. C'est le parti de l'auteur qui pousse son raisonnement et ses arguments à travers plusieurs destins croisés dont le point commun est justement la drogue. On y voit plusieurs galeries et portraits de la société anglaise. Le discour ne m'a pas convaincu. Ça se lit bien mais sans vraiment un style qui me titillerait la corde du plaisir de lecture.

De la part de Barbara (Michel Dansel) - Juillet 2011 - Echangé à Medellin

Retour dans les années 80 avec la PJ du quai des orfèvres, à l'époque ou les protagoniste roulaient R16 ou donnaient les numeros de fixe des lieux ou ils se rendaient. Un petit polar plaisant.

Du sang à la Hune (Richard Vallet ) - Juillet 2011- Echangé à Medellin

New York année 60, la drogue, la mafia, les flic corrompus, les petites frappes et règlements de comptes. Un petit polar plaisant.

Le Bal (Irène Némirovsky) - Août 2011 - Echangé à Cartagena

Une nouvelle lue en quelques heures. Superbe description de l'adolescence et de ses affres et des nouveaux bourgeois dans leurs pire caricatures. L'histoire est simple mais colle parfaitement bien. Très bonne lecture.

La théorie des cordes (José Carlos Samoza) - Août 2011 - Echangé à Medellin

L'auteur a le chic de vous tenir en haleine avec ce polar scientifique et intrigant. Difficile de décrocher car on veut savoir. Ça commence en Espagne, en Suisse, sur une île perdue dans l'océan indien. Les scientifiques jouent avec le feu et ça se termine... A lire si on aime le suspens.

Anatomie d'un crime (Elizabeth George) - Août 2011 - Echangé à Puerto Lopez

Description de la sociologie de metis noirs jamaïcains dans les quartiers pauvres de Londre. C'est peu crédible. Les personnages sont intelligents, brillants mais font chaque fois les mauvais choix qui les entraînent vers les ennuis. Beaucoup de retour, de reprise de scène qui se répètent. Je n'adhère pas au parti de l'auteur. Et coté écriture c'est sans vraie saveur d'auteur. Moyen, moyen.

Brasil ao vivo (Jacques Contrant) - Août 2011 - Echangé à Medellin

Tres bonne description du Bresil ( a la maniere d'un blog) au detriment de la fluidite de lecture. Donc une histoire d'entreprise Nord americaine cherchant a piller le savoir faire des indiens et leurs plantes medicinales. 

Balthazar (Lawrence Durrell) - Août 2011 - Echangé à Medellin

2eme tome d'un ensemble de 4 livres decrivant la meme histoires vu par les differents protagonistes. Une histoire d'amour, de meutre en Alexandrie d'avant Nasser. Une Alexandrie cosmopolite sous influence arabe, copte, francaise et anglaise. Assez dense et bonne plongee dans l'univers egyptien des annees 50.

Mes amis Mes amours (Marc Levy) - Septembre 2011- Echangé à Bogota

On est parfois limite dans ces choix de lecture, c'est ce que je me suis dit en prenant ce livre. Histoire de pere divorce, renouveau, histoire d'amour entre Londre et Paris. En fait peu credible et un style banal, sans recherche... Bref c'est parce qu'il n'y avait que ca.

Ou es-tu? (Marc Levy) - Septembre 2011 - Echangé en NZ

Hazard, j'enchaine avec le meme auteur pour encore une histoire d'amour cette fois au etats unis et engagement humanitaire. Bizarement, le style dans ce livre parait plus travaille et les critiques precedantes me semblent infondees. J'ai du mal a croire que c'est le meme ecrivain. La aussi l'histoire me semble peu credible. Bref, c'est parce qu'il y avait que ca +.

Le pingouin (Andrei Kourkof) Septembre 2011 - Echangé à Bogota  

J'ai une connaissance qui se prend pour un pingouin, sans doute un livre que je devrais lui conseiller. La c'est l'univers post independance sovietique. Mafia, meutre, trahison et etat corrompu et journaux aux ordres, reglement de compte. Une bonne tranche de la vie de ces pays apres la chute de lURSS. L'association d'un redacteur de necrologie pour gens encore vivant et un pingouin neurasthenique sert de pretexte absurde a ce roman a suspens. En tout cas c'est bien vu. Un tres bon bouquin qu'il faut avoir lu.

Le cerveau de Kenedy (Henning Mankell) - Septembre 2011 - Echangé à Bogota

Literrature Suedoise cette fois ou une femme acheologue d'une cinquantaine d'annee recherche les causes de la mort de son fils qu'elle trouve suspecte. Voyage entre grece, Barcelone, Suede Australie et Mozambique. Tres bon livre melant suspense et point de vue sur la societe. Bref, tres bonne l
Publié à 14:00, le 15/11/2011, dans Itineraire,
Mots clefs : lecturesitinéraireRencontres



Commentaire sans titre

03:26, 16/05/2011 .. Publié par Une personne anonyme
tu ne te souviens pas de nousm nais ton blog est vraiment tres sympa. bonne route ;)
2 francaises dans un resto mexicain a coroico ;
http://sudamerica2011.uniterre.com/


Réponse

05:48, 17/05/2011 .. Publié par lno
Si, si je me souviens de vous, de cette petite conversation dans ce resto mexicain qui n'avait plus grand chose à proposer. J'ai cherché votre blog mais sans le trouver et donc merci pour le message, le votre est tout aussi sympa (en plus bref).
Bonne route à vous également.
(Je rejoins le Pérou vers le 18/05. Il se pourrait qu'on se retrouve sur le chemin.)


Modifié par lno le 19/05/2011 a 01:26

Huaraz

00:13, 8/08/2011 .. Publié par Thibaut
Quel plaisir de lire ton blog ! Tout ca est si vrai, et tu le retranscris si bien !
Tres sympa, et aussi tres utile pour trouver des infos sur les lieux auxquels je vais me rendre. Merci ! A+

Merci

18:01, 11/09/2011 .. Publié par Nicolas (crunchtheglobe.com)
Pour ces quelques mots sur ma petite personne. Je valide complètement ces lignes sur la profondeur de certains échanges avec "un inconnu", sur ces rencontres avec qui on accroche en quelques échanges à peine, sur le besoin d'échanger avec un autre voyageur solitaire...

A l'amour et l'humour des mots que tu me prêtes, je te retourne cet oeil, talent naturel que tu as pour la photo !

Bonne route !


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